La crise de l’économie mondiale aggrave la crise de l’Union Européenne. L’UE était déjà criblée de rivalités entre les classes dirigeantes de ses Etats membres. Chaque fois qu’une question sérieuse était à l’ordre du jour, comme par exemple la guerre en Irak, l’UE sombrait dans la désunion. A présent, les capitalistes de chaque pays cherchent à sortir de la crise au détriment des autres. Mais il y a un point sur lequel ils sont tous d’accord : la nécessité de faire payer la crise aux jeunes, aux travailleurs et aux retraités d’Europe. « L’Europe qui protège » est un mythe. L’Europe qui exploite, précarise, licencie, délocalise, expulse et réprime : voilà la réalité à laquelle sont confrontées les masses du continent, depuis de nombreuses années.

Dans ce contexte, quelle est l’alternative à l’UE capitaliste ? Au sein du PCF, trois orientations fondamentales se confrontent. La direction du parti défend la perspective d’une « Europe sociale » – sur la base du capitalisme, suppose-t-on, puisque son programme ne comprend pratiquement aucune nationalisation. D’autres camarades théorisent l’idée d’une « sortie de l’UE » – là encore, sans être très clairs sur le régime économique et social dans lequel cette « sortie » s’effectuerait. La troisième position, celle de La Riposte, défend l’idée d’une rupture révolutionnaire et internationaliste avec l’UE. Ceci implique une lutte pour la réalisation du socialisme dans les différents pays d’Europe. Le renversement du capitalisme dans un seul pays de l’UE provoquerait immédiatement une puissante vague révolutionnaire sur tout le continent, et au-delà. Telle est la perspective que nous développerons lors de cette réunion publique.

Samedi 14 février, à 15 heures 134 boulevard Vincent Auriol Paris 13e, Métro : Nationale

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