Le 10 octobre, la Banque Centrale Européenne (BCE) annonçait que la dette de l’Etat grec lui avait rapporté 7,8 milliards d’euros d’intérêts entre 2012 et 2016. Dans le même temps, la « troïka » (BCE, UE et FMI) exige sans cesse du gouvernement grec de nouvelles coupes budgétaires. Ainsi va la « solidarité européenne ».

Les dirigeants de l’Union Européenne ont un plan pour « sauver » la Grèce. Ils ont calculé qu’en poursuivant la politique d’austérité, et dans l’hypothèse d’une croissance annuelle de 2 %, en moyenne, la crise de la dette grecque serait résolue en... 2060 ! Problème : la succession de plans d’austérité, depuis 2009, a plongé la Grèce dans une interminable récession. Et la population dans des souffrances inouïes : 35 % des Grecs vivent dans la pauvreté ; 22 % dans la très grande pauvreté. Le taux de chômage s’élève à 23 %.

Le Premier ministre, Alexis Tsipras, a récemment fait adopter de nouvelles coupes dans les retraites et dans les allocations chômage des jeunes (entre autres). En janvier 2015, la victoire électorale de Syriza avait suscité énormément d’espoirs. A l’époque, nous prévenions que si Tsipras ne rompait pas avec le capitalisme grec, il serait obligé de renoncer aux réformes progressistes et de mener, au contraire, des contre-réformes. Le mouvement ouvrier international doit en tirer toutes les leçons !

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