La crise grecque approche de son dénouement. C’est un moment charnière pour les travailleurs de Grèce et de toute l’Europe. En janvier dernier, les élections ont été remportées par un parti qui a promis d’en finir avec l’austérité, responsable de la ruine du pays. La victoire de Syriza a suscité beaucoup d’espoir à travers l’Europe. Précisément pour cette raison, les dirigeants politiques de Bruxelles et Berlin ont décidé d’écraser le nouveau gouvernement grec, de l’humilier, de saboter son action – et finalement de le renverser.

La crise actuelle a toutes les caractéristiques d’une provocation délibérée. Il y a une semaine, les divergences entre les deux parties étaient présentées comme minimes. Alexis Tsipras a fait de nombreuses concessions aux « institutions ». On parlait d’un accord possible. Puis, tout d’un coup, le FMI a jeté un pavé dans la marre. De nouvelles concessions furent exigées – que les Grecs ne pouvaient pas accepter. Il s’agissait d’une provocation flagrante destinée à placer le gouvernement grec dans une position intenable et à provoquer l’échec des négociations – voire la chute du gouvernement.

Tout cela amène une conclusion évidente : les capitalistes et les banquiers ont décidé de pousser à un changement de régime à Athènes. Au lieu de bombes et de roquettes, ils utilisent les banques et les obligations d’Etat. Mais les conséquences en seraient identiques. Si le « Oui » l’emporte, dimanche, les vautours espèrent que Tsipras démissionnera et qu’une sorte de gouvernement d’« union nationale » sera formé – un gouvernement aux ordres, soumis, qui tendra sa sébile en implorant, comme Oliver Twist : « s’il vous plait, Monsieur, j’en veux davantage ».

Dans ce contexte, le référendum était la seule option qui restait à Tsipras. La troïka (appelons-la par son vrai nom) a lancé au peuple grec un ultimatum exigeant l’abandon du mandat donné au gouvernement de Syriza, le 25 janvier dernier. Or, ce mandat était une décision démocratique du peuple grec. La seule réponse possible à l’ultimatum de la troïka, c’est le verdict démocratique du peuple, par référendum.

Terrorisme économique

La troïka a d’abord tenté d’empêcher la tenue du référendum. Ayant échoué, elle a eu recours au sabotage économique, obligeant les banques à fermer, menaçant le peuple de faim et s’efforçant par tous les moyens de créer une ambiance de peur et de panique, dans l’espoir que cela favorise le vote du « oui ».

Le comportement brutal et scandaleux de la troïka et son ingérence dans les affaires d’un pays souverain mettent en lumière la véritable nature – réactionnaire – de l’Union Européenne. La « démocratie européenne » et la « solidarité » sont des écrans de fumée masquant la dictature des banquiers et des multinationales. Tout le reste n’est que fraude et mensonge.

La question du référendum est évidemment une question de démocratie. Mais dans le même temps, la situation actuelle illustre les limites de la démocratie bourgeoise. Sous le capitalisme, les gens peuvent voter pour qui leur plait, tant que les banquiers continuent de décider. Le peuple grec a voté pour Syriza. Le gouvernement démocratiquement élu a tenté de résister au chantage d’une troïka non élue. Et celle-ci, désormais, s’efforce d’empêcher l’expression de la volonté populaire par référendum. Les dirigeants européens veulent utiliser leur puissance économique pour renverser le gouvernement Syriza.

Par ses actions, la troïka a déclaré la guerre au peuple grec. Elle souhaite l’intimider pour qu’il se rende sans qu’il soit nécessaire de tirer un seul coup de feu. Telle serait la signification d’un vote « oui », dimanche. Les dirigeants européens calculent qu’une victoire du « oui » pousserait Tsipras à démissionner – ou du moins à mettre en œuvre un programme d’austérité qui le discréditerait complètement. Ils ont secrètement comploté avec les dirigeants de l’opposition grecque en vue de former un « gouvernement d’union nationale » (provoquant une scission de Syriza, au passage). Ce serait, de facto, un coup d’Etat parlementaire.

S’ils parviennent à leurs fins, ils exigeront des mesures toujours plus drastiques contre la Grèce. Ils pilleront le pays grâce aux privatisations. Ils voleront ses terres, ses îles et ses trésors. Puis, quand ils auront asséché le pays, qu’ils n’auront plus rien à en tirer, ils n’hésiteront pas à jeter la Grèce comme un vulgaire déchet.

La société grecque est désormais divisée en deux camps. D’un côté, il y a l’oligarchie grecque, les banquiers, les capitalistes, les gros armateurs, leurs représentants politiques et l’Eglise Orthodoxe. Derrière eux se tiennent les capitalistes et banquiers européens.

De l’autre côté, il y a les travailleurs grecs, les retraités, les chômeurs, la jeunesse, des syndicats et des partis de gauche. Nul ne peut rester neutre dans cette lutte. La Tendance Marxiste Internationale (TMI) et sa section grecque, la Tendance communiste de Syriza, se tiennent fermement dans le camp du « Non », qui représente toutes les forces vives de la société grecque.

Sur la question du référendum, la position du Parti Communiste Grec (KKE) est complètement erronée. Elle n’a rien à voir avec le léninisme. Le KKE critique – à juste titre – le gouvernement Tsipras, qui présente ce référendum comme un moyen d’obtenir un meilleur accord avec la troïka. Mais l’appel du KKE à mettre un bulletin nul, dimanche, est une grave erreur. A l’heure où la Grèce est extrêmement polarisée, les dirigeants du KKE choisissent l’abstention. Or, il est parfaitement possible de voter « Non » à l’ultimatum de la troïka (car telle est bien la question du référendum) tout en faisant campagne contre l’austérité, contre les concessions du gouvernement Tsipras et pour une véritable alternative socialiste au capitalisme.

Une campagne médiatique conçue pour provoquer la panique

Pressée par ses maitres à Bruxelles et Berlin, la classe dirigeante grecque met en œuvre une sale campagne médiatique dans le but de créer la panique chez les classes moyennes, espérant les pousser à voter « oui » sous l'effet de la peur. Mensonges, chantage économique, menaces contre les travailleurs proférées par leurs employeurs et sabotage économique sont le socle de cette campagne. Il s’agit là d’une sorte de terrorisme économique et, comme toute forme de terrorisme, son objectif est d'intimider et de faire peur aux gens, comptant ainsi les forcer à faire des choses qu'ils ne feraient pas habituellement.

La troïka tente d'influer sur le résultat du référendum. Elle raisonne ainsi : si les gens pensent que c'est un référendum sur l'austérité (ce qui est le cas) ils voteront « non », en conséquence, nous devons leur faire croire qu'il s'agit d'un choix entre la croissance, l'emploi et la démocratie d'un côté et le chaos économique, la radicalisation et même les sept plaies d’Egypte de l'autre.

Tsipras s'est plaint, à juste titre, de la campagne univoque des médias. La soi-disant « presse libre », en Grèce comme partout ailleurs, est contrôlée par des banquiers et des capitalistes et suit donc fidèlement leurs ordres. Ils alimentent avec acharnement une campagne hystérique dans le but de répandre peur et panique et ainsi ramener le peuple dans le camp du « oui ». Ceci représente l'autre face du terrorisme économique sur lequel Merkel et ses comparses comptent pour obtenir une victoire du « oui » et ensuite renverser ce gouvernement démocratiquement élu.

Comment le peuple grec pourrait-il accepter les diktats d'un gang sans légitimité démocratique, composé de banquiers, de capitalistes et de leurs affidés ? L'ultimatum proposé est la continuation des politiques d'austérité brutale de ces quatre dernières années de Mémorandum. Ces politiques ont coulé l’économie de la Grèce et réduit son peuple à la mendicité. Pire encore, les prévisions de la troïka étaient complètement fausses et le déficit est plus important que jamais. Ces politiques étaient censées réduire la dette à un niveau soutenable et provoquer une reprise économique. Au lieu de quoi, elles ont produit encore plus de récession, la dette se trouvant à présent proche des 180 % du PIB tout en continuant d'augmenter. Et maintenant, on voudrait imposer encore plus de souffrances à la Grèce.

Toute l'expérience tirée de ces cinq dernières années démontre très clairement ce que ces soi-disant « Institutions » désirent vraiment. Elles ne feront aucune concession qui permettrait à Syriza de mettre en œuvre un programme anti-austérité au profit des travailleurs. La dernière proposition de la troïka était une insulte destinée à humilier le peuple grec et son gouvernement démocratiquement élu. C'était une tentative évidente de déstabiliser et renverser le gouvernement.

Une solution négociée ?

Alexis Tsipras a déclaré que le vote du « non » renforcerait sa position pour de nouvelles négociations avec la troïka. C'est un espoir bien naïf. Merkel a exposé très clairement le fait qu'aucune négociation supplémentaire n'était envisagée. Schäuble a dit tout aussi clairement qu'il ne traiterait pas avec Tsipras et qu'il ne faisait pas confiance à Syriza. En d'autres termes, ils veulent installer un nouveau gouvernement à Athènes qui leur obéirait au doigt et à l’œil.

Il y a une contradiction fondamentale entre le mandat anti-austérité donné à Siriza le 25 janvier et les intérêts des banquiers et des capitalistes européens. Ils n'autoriseront pas Syriza à diriger sur la base de son propre programme. Ils tentent donc de renverser ce gouvernement par tout les moyens et à n'importe quel prix.

La prochaine proposition (si jamais il y en a une) ne sera certainement pas meilleure que la précédente. Par conséquent, il est tout à fait illusoire d'imaginer qu'une victoire du « non » permette à Tsipras d'obtenir un meilleur accord à travers des négociations. Ce serait en quelque sorte comme d’essayer de convaincre un tigre de manger une salade. Si le « non » l'emporte, la troïka coupera tous les approvisionnements en argent (comme la BCE est déjà en train de le faire) et poussera la Grèce hors de la Zone Euro. Cela aura de très sérieuses conséquences sur cette dernière et sur l'économie mondiale. Mais il semble que Merkel et les autres soient malgré tout déterminés à aller jusqu'au bout.

Tsipras a déclaré que s'il y avait un vote puissant pour le « non », le jour suivant il serait à Bruxelles pour signer un accord. Mais les « institutions » ne feront ni ne pourront jamais faire de propositions qui permettent la mise en œuvre du programme de Syriza. Leur faire des concessions est inutile. Pour chaque pas en arrière que fera Tsipras, ils en réclameront dix de plus. Il est impossible de réconcilier des contradictions justement irréconciliables, tout comme il est impossible de trouver la quadrature du cercle.

Yanis Varoufakis, le ministre des finances grec, avance comme argument qu'il n’existe pas de mécanisme légal pour expulser un pays de la Zone Euro. C'est assez vrai, mais ça ne fera pas la moindre différence. Les dirigeants de la Zone Euro sont, en fait, des bandits affublés de beaux costumes, et aucun rappel à la loi n'a jamais dissuadé un bandit de trancher la gorge d'un homme pour lui voler son portefeuille. Ce sont exactement ce même genre de personnes qui ont expulsé Varoufakis de la réunion de l'Eurogroupe !

Ainsi donc, à moins que les dirigeants de Syriza ne se préparent à une reddition sans condition, commettant ainsi un suicide politique, l'issue la plus probable d’un vote pour le « non » sera l'exclusion de la Grèce de l'euro.

Un retour à la drachme ?

Le principal argument des médias grecs, se faisant l’écho de la voix de leurs maitres à Berlin et Bruxelles, est que le référendum est en fait un vote sur l’appartenance ou non à la Zone Euro et à l’Union Européenne. Ils peignent un tableau apocalyptique de ce que serait une sortie de la Grèce (ou « Grexit », pour utiliser le néologisme actuel). Mais ils omettent juste un petit détail : ceux qui s’agitent au sujet d’une soi-disant catastrophe menaçante sont justement les mêmes qui ont provoqué la catastrophe actuelle dans laquelle la Grèce se noie.

Les évènements de ces derniers mois prouvent que l’UE est un club capitaliste – un gouvernement des riches, par les riches et pour les riches. La politique de ses dirigeants est une politique d’austérité permanente. Si la Grèce reste dans la Zone Euro, son avenir sera une continuation de ce qu’elle a connu ces 5 dernières années, mais empirant toujours un peu plus. Le fait est que la Grèce ne pourra jamais payer ces dettes monstrueuses. Elle les trainera comme un énorme boulet pendant des décennies.

Le seul espoir pour Syriza est de tirer les conclusions qui s’imposent de ce qui est en train de se passer. Il est vain d’espérer que Merkel et Junker puissent être persuadés d’être bienveillants envers la Grèce. Le peuple grec est en guerre contre les banquiers et les capitalistes d’Europe, et il ne peut y avoir de trêve dans une telle guerre. Au final, une classe doit l’emporter sur l’autre. Et que Dieu ait pitié des perdants !

C’est la Troïka, en imposant impitoyablement une politique d’austérité cruelle, qui a poussé l’économie grecque dans l’abîme du chômage de masse, de la pauvreté, des réductions de salaires et de retraites, des vagues de suicides et de désespoir. C’est le seul exemple dans l’Histoire d’une telle dépression délibérément aggravée par les gouvernements et les institutions financières.

Certaines personnes ont expliqué que si la Grèce était poussée hors de l’Euro, cela pourrait finalement fournir une solution à ses problèmes économiques. C’est naïf à l’extrême, pour ne pas dire irresponsable. Car la vraie question se poserait toujours : quelle sorte d’économie, dirigée par qui et dans l’intérêt de qui ?

Supposons que la nouvelle monnaie s’appelle la drachme. Que lui arrivera-t-il ? Elle coulera comme une pierre, car personne ne voudra la soutenir. Ce sera la cause d’une forte montée des prix, voire même d’une hyperinflation, comme dans l’Allemagne de 1923. L’épargne des gens sera anéantie. Il en résultera une profonde récession et encore plus de chômage.

De plus, si la Grèce est expulsée de la Zone Euro, elle se retrouvera également hors de l’UE. Les bourgeois européens ne voudront pas voir le marché européen envahi par des produits grecs rendus moins chers par l’inévitable chute de la drachme (ou n’importe quelle autre monnaie qui sera choisie). Il sera nécessaire de prendre des mesures drastiques pour éviter une catastrophe économique. Les demi-mesures seront inutiles. On ne peut vaincre le cancer avec de l’aspirine.

De nos jours, la majorité du peuple grec ne contrôle rien. Ce sont les banquiers et les capitalistes – à la fois grecs et étrangers – qui contrôlent tout. Ils ne sont pas intéressés par les problèmes du peuple grec, mais seulement par les profits qu’ils peuvent tirer des travailleurs, des retraités et des gens pauvres.

Si le peuple de Grèce veut reprendre son destin en main, il doit demander au gouvernement de confisquer les richesses des oligarques et d’exproprier les banques et les grandes entreprises. A cette condition il sera possible de commencer à contrôler l’économie et de l’orienter vers la satisfaction des besoins de la majorité, et non de ceux d’une petite minorité de riches voleurs et parasites.

La cause profonde de la crise économique, du chômage de masse, des guerres et de la pauvreté vient du fait que le système capitaliste a atteint ses limites et n’est plus capable de développer les forces productives comme par le passé. Un changement fondamental est nécessaire. La seule solution, c’est le socialisme.

Quelle est l’alternative ?

La TMI soutient de tout cœur le peuple grec dans sa lutte légitime. Nous vous appelons à voter NON dimanche. Votez NON aux coupes et à l’austérité ! Votez NON contre le fardeau imposé et le chantage ! Votez NON à la tentative de faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs !

Toutes les forces vives de la société grecque se battront pour le NON, ce dimanche. Mais cela ne suffira pas. Une victoire du NON ne résoudra rien par elle-même. Sur la base du capitalisme, il n’y a pas d’avenir pour la Grèce – dans ou hors de l’UE. Pour rompre avec l’austérité, une rupture radicale avec le capitalisme est nécessaire.

La question se pose : et après ? Pour prévenir la catastrophe qui menace maintenant la Grèce, Syriza doit se faire à l’idée de prendre des mesures défensives : nationaliser les banques sans indemnisation des actionnaires et introduire le monopole d’Etat sur le commerce extérieur. L’Etat doit intervenir pour contrôler la distribution de nourriture, de médicaments et autres besoins vitaux, pour garantir les approvisionnements et empêcher la thésaurisation et la spéculation.

Il devrait également prendre des mesures pour retirer les licences de diffusion des médias qui répandent délibérément de fausses informations et causent la panique. Certains d’entre eux opèrent d’ailleurs sans ces fameuses licences. Ces mesures doivent être soutenues par l’action directe des travailleurs : occupation des banques, des usines et des médias sous contrôle ouvrier. Pour remporter le référendum et commencer à prendre le contrôle de l’industrie et de la société, pour empêcher le sabotage et le chaos, des comités d’action pour le NON doivent être formés dans chaque quartier et chaque lieu de travail.

Par-dessus tout, il est impératif que la Grèce ne soit pas isolée au niveau international. Aucune confiance ne doit être accordée aux gouvernements russe et chinois, qui représentent les intérêts de leurs propres oligarchies. A la place, ce qui est nécessaire, c’est un appel à la solidarité internationale des travailleurs d’Espagne, d’Italie et des autres nations européennes.

Car ce problème n’est pas seulement celui de la Grèce, mais aussi celui de toute l’Europe. Partout, les banquiers et les capitalistes s’en prennent aux conditions de vie et aux droits des travailleurs. Il faut un front uni de toutes les forces anti-capitalistes en Europe, pour défendre les emplois, les droits et les conditions de vie. Mais ce n’est pas suffisant. Nous devons lutter pour le renversement de l’Europe réactionnaire des banquiers et des capitalistes.

Un appel de la Grèce aux travailleurs d’Europe – ses seuls vrais alliés – peut réussir à condition qu’il soit accompagné de mesures anti-capitalistes audacieuses. Partout en Europe, les travailleurs subissent des attaques contre leurs conditions de vie. C’est précisément pourquoi Merkel et sa bande ne permettront pas à la Grèce de mettre en échec leur programme d’austérité permanent : parce que son exemple serait suivi par les travailleurs d’Espagne, d’Italie et de tous les autres pays européens.

En Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie et en France, et même en Grande-Bretagne, le peuple regarde ce qu’il se passe en Grèce. Syriza pourrait fournir un point de ralliement pour la gauche en Europe, mais à une seule condition : que soient prises des mesures énergiques contre les capitalistes et les banquiers. Cela jetterait les bases d’un mouvement de solidarité de masse à travers l’Europe, qui transformerait la situation en profondeur.

Une victoire retentissante du NON à l’austérité, dans ce referendum, serait la première étape d’une riposte européenne à cette austérité. Mais ce ne serait qu’une première étape. Le programme anti-austérité de Syriza ne peut être accompli que par une rupture radicale avec le capitalisme.

Mais si le gouvernement se laisse contraindre à signer un accord, ce qui reviendrait à capituler, cela aura également un effet démoralisant sur le reste de l’Europe. C’est exactement le pari fait par Merkel et compagnie. Ils veulent que Syriza mène un programme de coupes et d’austérité qui le discréditerait aux yeux des masses. Ils diront alors aux travailleurs de Grèce et d’Europe : « Vous voyez ce qui arrive quand la gauche arrive au pouvoir ? » Ils se serviront de la Grèce comme d’un avertissement aux autres mouvements de gauche anti-austérité, en Espagne et dans les autres pays.

L’écart entre les nantis et les gens ordinaires est de plus en plus grand à travers toute l’Europe. Les évènements de ces derniers mois prouvent sans l’ombre d’un doute que l’Union Européenne est une institution créée par les riches et pour les riches. Elle mène une politique d’austérité permanente. La seule Europe réellement démocratique serait une Fédération socialiste des états européens. Il est grand temps que la gauche européenne rompe avec le capitalisme et inscrive ces mots d’ordre sur son drapeau :

A bas le capitalisme !
En finir avec la dictature des banquiers et des capitalistes !
Pour une Fédération socialiste des Etats européens !
Travailleurs de tous les pays, unissez-vous !


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