A l’occasion de la visite officielle d’Hugo Chavez en France, la campagne Pas touche au Venezuela ! a organisé un rassemblement d’accueil et de solidarité, dans la soirée du 19 novembre dernier. Une centaine de personnes – dont beaucoup de jeunes – ont répondu à l’appel et ont réservé un accueil enthousiaste au Président du Venezuela.

Le succès de ce rassemblement n’allait pas de soi. Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous n’avons pu lancer l’appel qu’avec deux jours de préavis. Heureusement, L’Humanité a repris l’information dans son édition du lundi 19, de même que de nombreux sites internet, dont Le Grand Soir et des Indymedia locaux. Par ailleurs, la grève des salariés des métros et RER – que La Riposte a soutenu à 100% – a sans doute dissuadé beaucoup de gens de venir. Enfin, alors que nous avions convoqué le rassemblement pour 19 heures, nous avons appris à la dernière minute que Chavez avait dû décaler l’heure de son arrivée sur Paris, de sorte qu’il n’était pas attendu à l’hôtel avant 22 heures. Ceci-dit, la grande majorité des gens sont restés – sous la pluie et dans un froid de canard – jusqu’à l’arrivée du Président vénézuélien, vers 23 heures.

Comme à son habitude, Hugo Chavez s’est longuement arrêté, devant l’entrée de l’hôtel, pour discuter avec les gens venus le rencontrer. Pendant plus d’une heure, il a abordé différentes personnes et balayé toutes sortes de sujets : le marché du pétrole, le cas d’Ingrid Betancourt, l’impérialisme américain, etc. A un moment donné, il a abordé l’un de nos camarades, qui s’est présenté comme un militant de Pas touche au Venezuela !. Chavez, qui connaît bien notre campagne internationale, a immédiatement réagi : « Pas touche au Venezuela ! La campagne d’Alan Woods ! Salut à Alan Woods ! Et merci beaucoup pour votre solidarité. Pas touche au Venezuela est un mouvement international qui lutte contre l’ingérence des Etats-Unis au Venezuela. Parce que le Venezuela est une démocratie. Que l’on construit – que l’on reconstruit – le Venezuela. Merci beaucoup, camarade, pour votre solidarité. » Le tout était retransmis en direct par différents médias vénézuéliens.

Quelques minutes plus tard, nos camarades ont pris l’initiative de chanter l’Internationale – qui a été reprise par une partie du public. Cela faisait sans doute longtemps que le chant révolutionnaire n’avait pas résonné dans la luxueuse rue de la Paix ! Chavez, pour sa part, a semblé apprécier.

Mensonges et calomnies

Cette visite officielle a fourni une nouvelle occasion aux grands médias français de déverser une incroyable quantité de mensonges et de calomnies sur le Président du Venezuela et la révolution bolivarienne. Dans son édition du 19 novembre, le journalLibération publiait un « appel » signé par une brochette poussiéreuse d’« intellectuels » réactionnaires – BHL, Finkielkraut, etc. – qui accusent Chavez d’à peu près tous les crimes, dont celui, impardonnable à leurs yeux, de vouloir réaliser le « socialisme du 21e siècle » au Venezuela. Le lendemain, le journaliste Ariel Wizman, sur Canal +, accusait Chavez d’être « ouvertement antisémite », d’organiser des « escadrons de la mort » pour réprimer le peuple vénézuélien et de « bâillonner les médias ». Ce ne sont là que deux exemples. Tous les médias capitalistes ont suivi à peu près la même ligne.

Nous avons déjà répondu plusieurs fois à ces accusations calomnieuses. Mais l’imagination débordante des détracteurs de Chavez en produit sans cesse de nouvelles, sans se soucier un seul moment de les étayer par des preuves. Par exemple, si Chavez organisait vraiment des « escadrons de la mort », il devrait en résulter de nombreux assassinats, dans les rangs de l’opposition. Or, rien de tel à signaler ! Tel est le petit détail qu’Ariel Wizman semble avoir négligé. Mais peu importe : comme le disait Josef Goebbels, le chef de la propagande nazie, si on répète suffisamment un mensonge, même le plus flagrant, il finira par être pris au sérieux.

Les capitalistes qui contrôlent les grands médias nourrissent une hostilité bien compréhensible, de leur point de vue, à l’égard de la révolution bolivarienne. Ils redoutent l’influence de cette révolution sur la jeunesse et les travailleurs de notre pays. Ils sont horrifiés par les appels de Chavez à réaliser le socialisme au Venezuela et à l’échelle internationale. Toute leur propagande mensongère a aussi pour objectif de préparer l’opinion publique à une nouvelle tentative de renverser le gouvernement vénézuélien par la force. Pour notre part, nous appelons tous ceux qui veulent défendre la révolution vénézuélienne à rejoindre notre campagne de solidarité. Pas touche au Venezuela ! Vive la révolution bolivarienne ! Pour la victoire du socialisme au Venezuela et à l’échelle internationale !

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