Ces dernières années, la situation matérielle de la jeunesse s’est gravement dégradée. Bien sûr, nous ne parlons pas de cette toute petite minorité qui constitue la « jeunesse dorée » – et qui en une soirée peut facilement s’amuser à dépenser l’équivalent du budget mensuel d’un étudiant pauvre. Nous parlons de la masse des jeunes. L’Humanité Dimanche a récemment publié des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.

Entre 2002 et 2007, c’est-à-dire avant la crise économique, le nombre de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté a bondi de 27 %, soit plus d’un million de jeunes. Depuis, cette tendance s’est accélérée. Plus de 600 000 jeunes sont au chômage : 24 % d’entre eux, fin 2010, contre 20 % en 2007. 36 % des jeunes sont toujours au chômage 8 mois après avoir obtenu leur diplôme.

Les jeunes qui ont un travail ne sont pas pour autant sortis d’affaire : plus de la moitié des jeunes salariés ont un contrat précaire. En moyenne, un jeune travailleur met 10 ans avant de trouver un CDI. En attendant, les jeunes multiplient les stages, qui souvent ne sont rien d’autre que du travail gratuit, sans véritable formation. Autant dire que les capitalistes en raffolent : entre 2006 et 2008, le nombre de stagiaires est passé de 800 000 à 1,2 million !

La jeunesse étudiante n’est pas en reste. Par exemple, 50 % du budget des étudiants passe dans le logement. Seuls 7 % des étudiants ont accès à une place en résidence universitaire. 1 étudiant sur 4 renonce à se soigner, faute d’argent. A cela s’ajoute la dégradation constante des conditions d’études.

Le révolutionnaire allemand Karl Liebknecht disait que « la jeunesse est la flamme de la révolution ». De fait, le capitalisme ne lui offre aucun avenir digne de ses ambitions, de son enthousiasme et de sa créativité. Elle a tout intérêt à renverser ce système !

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