150 postiers des Hauts-de-Seine (20 % du personnel) sont en grève depuis le 26 mars. Ils se battent contre des suppressions de postes, contre les contrats précaires, contre la répression anti-syndicale et pour la sauvegarde du service public postal.

En autorisant le licenciement de Gaël Quirante, délégué Sud Poste du 92, la ministre du Travail a mis le feu aux poudres. En effet, l’avis de l’Inspection du travail reconnaît que Gaël est discriminé en raison de ses dix années d'activités de militant syndical. Depuis 2010, il a subi 14 tentatives de licenciement.

C’est un licenciement politique contre lequel se battent encore aujourd’hui les postiers du 92. Malgré le licenciement, la grève a permis que Gaël puisse continuer à intervenir sur les lieux de travail et a obligé La Poste à le reconnaître comme un représentant syndical. C’est une victoire importante contre l’employeur, qui tente de se débarrasser de militants combatifs et qui voudrait choisir ses interlocuteurs à la place des salariés.

En réponse à cette grève, un projet de loi menace de limiter le droit de grève à La Poste, preuve que les politiciens de la classe dirigeante prennent cette grève au sérieux et craignent qu’elle ne s’étende.

Les postiers du 92 ont réussi à empêcher les suppressions de postes pendant plusieurs années. Si la grève l’emporte, cela prouvera qu’il est possible de gagner une bataille : cela servira d'exemple dans toute La Poste, au niveau national, mais aussi pour tous les autres secteurs du salariat.

Pour faire un don à la caisse de grève, envoyez un chèque à : SUD Poste 92 - 51 rue Jean Bonal - 92250 La Garenne-Colombes. Chèques à l’ordre de SUD Poste 92, mention « solidarité grévistes » au dos. Vous pouvez aussi faire un don en participant au Pot commun en ligne.

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