Depuis le 13 octobre, les agents d'une des Maisons départementales de la solidarité (MDS) des quartiers Nord de Marseille ont engagé un mouvement de lutte pour pouvoir travailler en sécurité. Plusieurs d’entre eux ont été menacés par des narcotrafiquants, qui ont multiplié les actes d'intimidation, les agressions verbales et les menaces de mort à l'encontre de ces agents du Département, après avoir dégradé plusieurs de leurs véhicules personnels.
À l’appel de la CGT, les assistantes sociales, éducatrices, psychologues et secrétaires ont fermé la MDS et saisi Martine Vassal, la présidente du Conseil départemental, pour que son exécutif trouve une solution. C’est une question de vie ou de mort : ces agents doivent pouvoir se mettre hors de danger et assurer la sécurité des enfants et des habitants qu'ils reçoivent.
Depuis, les agents exercent dans des locaux dispersés et inadaptés. Le 20 novembre, ils ont participé à une journée de grève à l'appel de la CGT et ont tenté d’occuper des bureaux vides appartenant au Département, situés à proximité de la MDS des Flamants, mais les accès avaient été verrouillés. L’attribution de ces locaux inoccupés leur permettrait pourtant de travailler en toute sécurité et dans de meilleures conditions.
Les élus de droite à la tête de l'exécutif exigent qu'ils reviennent immédiatement dans leurs locaux habituels. Ils affirment que toutes les conditions sont réunies pour y travailler et que quitter les lieux reviendrait à « abandonner le territoire aux narcotrafiquants ».
Le Parti communiste révolutionnaire se tient pleinement aux côtés des travailleurs de la MDS des Flamants. Nous appelons le mouvement ouvrier organisé – en premier lieu la France insoumise et la CGT – à soutenir les travailleurs des Flamants et la section CGT du Conseil départemental, et à lutter pour que des bureaux sécurisés et adaptés leur soient attribués. Ce sont les agents qui travaillent : à eux de décider dans quelles conditions.

