L’Inde est confrontée aux pires catastrophes environnementales de son histoire récente. En moyenne, depuis 2010, elles provoquent 6,8 millions de décès par an. Sur les 30 villes les plus polluées au monde, 21 se trouvent en Inde. En 2019, les événements météorologiques extrêmes ont déplacé 4,3 millions d’Indiens.

Pollution

L’énorme pollution en Inde est principalement due aux émissions industrielles. Les capitalistes ne prennent jamais la peine de traiter les émissions de leurs usines : cela engendrerait un coût supplémentaire.

Les véhicules sont la deuxième source de pollution la plus importante. Chaque jour, il y a 1400 véhicules supplémentaires sur les seules routes de Delhi. Le manque d’infrastructures de transport public explique la forte augmentation du nombre de véhicules privés sur les routes.

Inondations

En août dernier, 900 personnes ont été tuées dans des inondations. Le récent glissement de terrain dans l’Etat du Kerala a fait 22 morts. Le pays a connu la pire mousson de son histoire récente : 15 millions de personnes ont été touchées et 850 ont perdu la vie. L’expansion urbaine incontrôlée – qui profite à des constructeurs privés – augmente les risques d’inondations. La technologie et les méthodes urbanistiques existent pour éviter ce problème. Mais ni le gouvernement, ni les capitalistes ne se préoccupent de protéger la vie et les biens des pauvres.

Chaleur

L’année dernière, les canicules – de plus en plus nombreuses – ont fait des milliers de victimes (5000 officiellement, bien plus en réalité). Aucune loi ne protège les ouvriers du bâtiment, qui sont obligés de travailler pendant les pics de chaleur.

Dans les villages, l’impact de la sécheresse est très sévère : les terres arables manquent d’eau, ce qui aggrave les niveaux extrêmes de pauvreté dans les régions rurales.

Le pays est aussi vulnérable à la fonte des glaces dans l’Himalaya, qui contribue à l’élévation du niveau de la mer. Les principales villes côtières, qui totalisent 560 millions d’habitants, sont directement menacées par la montée des eaux.

Planification !

La course aux profits est directement responsable de cette crise environnementale. La concurrence pousse les capitalistes à réduire leurs coûts, quitte à polluer. Celui qui ne le fait pas s’expose à la faillite. De manière générale, le chaos du « libre marché » est incompatible avec une gestion rationnelle des ressources naturelles. L’exemple de l’Inde souligne l’urgence d’une planification démocratique de l’économie, ce qui suppose d’en finir avec le capitalisme lui-même – en Inde et dans le monde entier.

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