Il y a 170 ans, alors que le « printemps des peuples » balayait l'Europe, le Manifeste du Parti communiste, de Marx et Engels, paraissait à Londres. Commandé par une petite organisation révolutionnaire, la Ligue des communistes, il s'agit du texte fondateur du « socialisme scientifique ».

Jusqu'alors, les organisations ouvrières étaient rattachées à des courants utopistes, qui tentaient d'imaginer un monde parfait reposant sur des principes moraux. Alors que le socialisme utopique montrait ses limites en France, notamment avec la participation de Louis Blanc à un gouvernement bourgeois, le Manifeste reposait, lui, sur des bases matérialistes.

Partant du constat que « l'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes », Marx et Engels expliquaient que la bourgeoisie, en développant le capitalisme, développait aussi la classe révolutionnaire qui allait la renverser : le salariat (ou « prolétariat »).

De nombreux passages de ce livre sont des chefs-d’œuvre de clairvoyance matérialiste. Marx et Engels y ont notamment anticipé la concentration croissante du capital et le développement d'un marché mondial (la « mondialisation »), qui à leur époque n'étaient qu'embryonnaires.

Marx et Engels ne se contentaient pas d'observer et de déduire : ils défendaient la nécessité d'organiser les communistes à l'échelle internationale, pour préparer le renversement du capitalisme. Au final, le Manifeste reste un ouvrage d'une très grande actualité. Et ses derniers mots sont toujours les nôtres : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »


Le Manifeste fait partie du livre Classiques du marxisme, en vente sur le « Marché rouge ».

Amis lecteurs ! Pensez à nous soutenir – soit en vous abonnant à notre journal, soit en faisant un don.

Nous écrire au sujet de cet article

Dans la même rubrique