Quand nous lisons les statistiques relatives à la hausse des prix, notre première réaction est toujours de penser qu’elles sous-estiment la réalité, surtout depuis l’introduction de l’euro. Dans les magasins, lorsqu’on passe à la caisse avec un petit panier de produits alimentaires et d’articles à usage quotidien, et que l’on convertie la note en francs, on se rend compte de l’ampleur de la hausse, qui n’a effectivement rien à voir avec la stabilité des prix affichée dans les statistiques officielles.

Le Parisien du 2 novembre dernier a publié une enquête qui confirme nos pires soupçons en la matière. Sur un panel d’une trentaine de produits de consommation courante, l’enquête relève, « dans la quasi-totalité des cas, des hausses fortes et parfois vertigineuses ». Parmi les hausses de plus de 80%, depuis l’introduction de l’euro, figurent le café servi dans un bar (+120%), les pommes (+93%), le dentifrice (+84%) ou encore l’huile de tournesol (+82%). Les sandwiches, le jambon cru et les boîtes de petits pois ont augmenté de 40 à 80%. Les canettes de boisson vendues en distributeur, le papier toilette, les rasoirs jetables, les yaourts et la baguette de pain ont augmenté de 20% à 40%. Quant aux tickets de métro, aux sachets de thé et aux pâtes, ils ont augmenté de « seulement » 20% ou moins.

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