A la fac de Nanterre, le 6 février, l’Assemblée Générale contre la sélection à l'université a réuni 250 étudiants et professeurs, pour discuter et organiser une lutte commune. Le nombre de participants est en augmentation par rapport à l’AG du jeudi 1er février. La mobilisation dans plusieurs facultés (Toulouse, Paris 1, Paris 8, Rennes, Bordeaux...) révèle un potentiel important pour les semaines à venir.

Les interventions des étudiants étaient toutes animées par la volonté de lutter contre la loi Vidal, qui vise à institutionnaliser la sélection dès le lycée. De plus, l'allègement du baccalauréat va renforcer les inégalités entre les lycéens issus d'un établissement huppé et les autres, qui devront davantage « galérer » pour accéder à l'université. Le gouvernement veut un système éducatif à deux vitesses.

Bien sûr, la mobilisation est encore minoritaire sur la fac. Mais Macron joue à un jeu dangereux en voulant attaquer lycéens, étudiants et salariés en même temps. Des mobilisations dans la jeunesse pourraient entraîner dans la lutte des secteurs du salariat, ce qui mettrait le gouvernement dans une situation très délicate.

Quelles perspectives ?

Cette loi n’est qu’une partie du programme de contre-réformes et de coupes budgétaires que la classe dirigeante, dans le cadre de la crise du capitalisme, impose aux travailleurs et aux étudiants. Dans nos interventions à l’AG de Nanterre, nous avons souligné que cette situation nécessite des réponses et des perspectives claires. Si la jeunesse se mobilise seule, elle ne pourra pas faire reculer le gouvernement. Cependant, elle peut être l'étincelle d'un mouvement bien plus large, à condition d’élargir la lutte et de mobiliser contre l’ensemble de la politique réactionnaire du gouvernement. Ses attaques forment un seul bloc de contre-réformes, qui ne peut être combattu que par une grève reconductible, entraînant les travailleurs d’au moins plusieurs secteurs clés de l'économie.

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