Voici le texte du tract que nous avons diffusé lors du rassemblement de solidarité avec le peuple grec, au Trocadero, hier, à l’initiative du PCF.

Debout contre le capitalisme !

Le soi-disant plan d’aide à la Grèce est une attaque sans précédent contre les conditions de vie de la grande majorité de la population grecque. Baisse des salaires, baisse des pensions, augmentation de la TVA : c’est une déclaration de guerre à la jeunesse et à la classe ouvrière, qui ne sont en rien responsables de la crise. Les députés communistes ont eu raison de voter contre ce plan.

La grève générale qui a paralysé la Grèce, le 5 mai, était la plus puissante mobilisation sociale depuis la chute de la dictature des colonels, il y a 35 ans. La colère et l’exaspération du peuple grec atteignent des sommets. D’autres mobilisations massives sont à l’ordre du jour, qui peuvent mettre en échec le « plan d’aide » imposé par les capitalistes européens et le FMI.

La Grèce montre leur avenir à la France et aux autres pays de l’UE. Le 6 mai, François Fillon annonçait trois ans d’austérité budgétaire, en France. Ici aussi, l’exaspération croît de jour en jour. Les capitalistes le savent et le redoutent. Mais ils sont dans une impasse. Pour sauvegarder leurs profits et leurs privilèges, ils n’ont d’autre choix que de s’attaquer brutalement aux conquêtes sociales arrachées par plusieurs générations de travailleurs.

Pour une Europe socialiste !

L’Union Européenne s’enfonce dans la plus grave crise de son histoire. C’était inévitable. Dans un contexte de croissance économique, les contradictions entre les différentes économies nationales de l’UE passaient au second plan. Mais dans un contexte de crise économique majeure, les rivalités nationales refont surface. Derrière une unité de façade, les capitalistes français et allemands s’affrontent – tout en s’efforçant de placer le poids de la crise sur les plus petits Etats européens. En soulignant que l’Etat français escompte de juteux intérêts sur l’argent prêté à la Grèce, Christine Lagarde exprime bien le genre de « solidarité » qui existe entre les différentes classes capitalistes de l’UE. A terme, il n’est pas exclu que les fragiles structures de l’UE se disloquent, dans un concert de récriminations mutuelles.

Une Europe socialiste est la seule alternative progressiste à l’UE capitaliste. Il ne peut y avoir « d’Europe sociale » sur la base du capitalisme. En Grèce, en France, en Allemagne et ailleurs, le mouvement ouvrier doit remettre à l’ordre du jour la lutte pour en finir avec la domination de l’économie par une petite minorité de capitalistes. Les travailleurs, qui créent toutes les richesses, doivent contrôler collectivement les grands leviers de la production. L’expropriation des banques et de la grande industrie mettra l’économie au service des besoins du plus grand nombre, et non des profits d’une petite minorité. Plus que jamais, la lutte pour le socialisme est à l’ordre du jour !

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