Le système capitaliste est un système fragile. Internationalement, les grands capitalistes sont obligés de mentir sur leurs réelles intentions. S’ils disaient la vérité, ni leurs représentants à l’UMP et au FN, ni leurs infiltrés au PS ne pourraient se faire élire.

Mais avec la crise actuelle du capitalisme, leur édifice se fissure. Comment croire que la fermeture des hôpitaux, des écoles et le renflouement des banques avec de l’argent public soient dans l’intérêt commun ? Dès lors, ce que redoute la classe dirigeante, c’est l’union et l’organisation des masses contre le capitalisme. Et donc, pour se maintenir au pouvoir, il leur faut diviser et faire taire les voix dénonçant ce système injuste.

L’un des outils à leur disposition, c’est la censure. En 2006, l’Etat français avait censuré un clip d’IAM, La Fin de leur monde. Pourtant, les images diffusées étaient issues des journaux télévisés. Mais pour la classe dirigeante française, les images et les paroles étaient trop « violentes ». Mais cette violence était celle de leur monde. Tout comme celle dénoncée par le rappeur espagnol Pablo Hasel, dans ses textes. Il dénonce la misère et l’oppression du peuple espagnol par l’Etat. Parfois de manière crue. Et pour cela, il a été condamné à deux ans de prison.

La Riposte n’est pas d’accord avec la stratégie de guérilla que Pablo Hasel défend dans ses textes. En effet, il y admire le PCE(r) et son bras armé le GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre). Pour autant, nous partageons un même esprit révolutionnaire.

L’Etat espagnol l’accuse de faire l’apologie du terrorisme. Le jugement est d’une hypocrisie sans nom pour un Etat qui fait l’apologie d’un assassin franquiste comme Fraga. De plus, Pablo Hasel condamne Al-Qaïda et reproche à l’ETA de ne pas tenter de gagner la classe ouvrière. Ses chansons expriment en réalité toute la colère du peuple espagnol. La violence de ses chansons contre l’Etat n’est que le reflet de la violence de l’Etat à l’encontre du peuple espagnol. Sa chanson Que meurent les Bourbons ! peut sembler violente, mais quand l’Etat fait des coupes drastiques dans la santé publique, ce n’est pas une seule famille dont la vie est menacée, c’est tout le peuple espagnol !

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