Le 13 janvier, le ministre de l’Education nationale annonçait une enveloppe de 500 millions d’euros pour les enseignants.

Entre 70 et 75 % des enseignants se sont mobilisés le 5 décembre, selon les syndicats. Blanquer a donc fait cette « concession » pour tenter d’éteindre le feu avant qu’il ne se répande. Cependant, 500 millions d’euros représentent une quarantaine d’euros de plus par mois et par enseignant. Or les retraites des enseignants risquent de fondre de 30 % !

Blanquer a dû annoncer que cette enveloppe augmenterait de 400 à 500 millions d’euros chaque année (jusqu’à 10 milliards d’euros sur 15 ans). Puis, surprise, il a annoncé que cela ne concernerait que les enseignants nés après 1975. C’est une tentative de diviser les personnels de l’Education nationale. Deuxième surprise : la revalorisation ne concernerait pas les personnels administratifs, les personnels d’entretien et les assistants d’éducation ou de vie scolaire. Lamentable !

La même semaine, le gouvernement a annoncé qu’il envisageait de geler le point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2022. Les enseignants sont les fonctionnaires de catégorie A les moins bien payés de la Fonction publique. En tenant compte de l’inflation, leur pouvoir d’achat baisse d’année en année, du fait du gel du point d’indice.

Quand on lui demande si les 500 millions seront du salaire ou des primes, Blanquer refuse de répondre. Pire : il lie ces revalorisations à un examen des missions des enseignants et à la redéfinition du métier. En clair, il veut un alourdissement de la charge de travail des enseignants et un changement de leur statut.

Tout cela s’ajoute à l’aggravation des conditions de travail des enseignants, en particulier après la réforme du Bac. Par exemple, les nouveaux programmes de la classe de première entrainent une charge de travail conséquente pour les élèves comme pour les professeurs. Il y a de nombreux dysfonctionnements dans la mise en place des épreuves de contrôle continu (E3C). D’autre part, dans de nombreux établissements du second degré, les dotations horaires globales (l’enveloppe d’heures d’enseignement) sont en baisse, ce qui va entrainer des suppressions de postes.

Les enseignants ne sont pas dupes des effets d’annonce de Blanquer. Ils se mobilisent, se réunissent en AG et cherchent des moyens d’action.

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