Le quinquennat de François Hollande n’a pas été des plus reluisants en matière d’écologie. Il a débuté par la démission de la ministre de l’Ecologie, Nicole Bricq, qui s’opposait à l’exploitation de nappes pétrolifères, au large de la Guyane, par des entreprises privées. Il s’est poursuivi par l’assignation à résidence de plusieurs militants écologistes lors de la Cop 21. Enfin, il s’est terminé par la légalisation de la pollution : validation de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou encore autorisation de rejets toxiques dans les calanques marseillaises par l’entreprise Alteo, au-delà des limites d’émission fixées par des normes européennes. Clairement, Hollande était sur la même longueur d’onde que Sarkozy, qui déclarait en 2010 : « toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire ».

Les premiers pas de Macron sur la scène écologique visaient à sauver les apparences : soutien à l’accord de Paris sur le climat, face à Trump (même si cet accord ne changera rien) ; entrée au gouvernement de Nicolas Hulot, porte-étendard de l’écologie mainstream, comme ministre de la transition écologique et solidaire. Hélas, le faire-valoir Hulot n’est que l’arbre cachant les pollueurs. Les premiers « couacs » du gouvernement Macron en matière d’écologie n’ont pas tardé.

Premièrement, il y a le choix de plusieurs ministres ou secrétaires d’Etat issus des rangs des lobbys de l’industrie polluante, avec en tête le Premier ministre Edouard Philippe. Lorsqu’il était député LR, il avait voté contre les lois sur la transition environnementale et la biodiversité.

Deuxièmement, leurs premiers actes politiques ne vont pas dans le sens d’un quinquennat écolo-compatible. Hulot a signé un accord au rabais sur les perturbateurs endocriniens, laissant l’identification et l’interdiction des perturbateurs endocriniens dans un flou volontaire, au profit des industriels qui en utilisent. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, a attaqué l’interdiction des pesticides tueurs d’abeilles, les néonicotinoïdes. Il a également décidé de réduire les aides financières à l’agriculture biologique. Sur la question du nucléaire, le gouvernement protège la construction risquée de l’EPR de Flamanville, qui présente des défauts techniques. De plus, il reste flou sur les fermetures des réacteurs atomiques français vieillissants.

Enfin, Macron a beau proclamer son amour pour les scientifiques américains travaillant sur le réchauffement climatique, il n’a pas hésité à réduire de 331 millions le budget de la recherche française.

Tout ceci n’est pas une surprise. Macron défend les intérêts des grands capitalistes pollueurs, qui optimisent leurs profits grâce au saccage de la nature. « Make our planet great again » n’est que poudre de perlimpinpin.

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