La direction de Hawker, filiale du groupe américain ENERSYS (leader mondial de la batterie industrielle), s’efforce d’intimider les travailleurs et de briser le syndicat CGT en licenciant le délégué syndical CGT, Serge Piedplat, et deux de ses camarades. Les motifs des licenciements sont : abandon de poste de travail, manque de courtoisie à l’égard du directeur, organisation d’une réunion syndicale « clandestine » et usage de faux dans le mandat de Conseiller Prud’homal.

Tous ces motifs sont totalement fallacieux. L’« abandon de poste » est un pur mensonge. Concernant le mandat prud’homal, ce mensonge a très vite été dévoilé : le conseil prud’hommal ayant attesté que Serge Piedplat y siège bien depuis novembre 2004. Quand au « manque de courtoisie », Serge a simplement - et fermement - rappelé à la direction l’existence du Code du Travail. Enfin, l’accusation relative à une « réunion syndicale clandestine » est encore un pur mensonge. D’ailleurs, en matière de réunion syndicale, les syndicalistes n’ont pas d’autorisation à recevoir de la direction !

Pour l’union locale CGT d’Arras, les choses sont claires : la direction de Hawker souhaite casser la section CGT, avant qu’elle ne devienne majoritaire dans l’entreprise, dans le but de briser la résistance des salariés et de leurs représentants face aux projets de la direction. En effet, celle-ci souhaite délocaliser sa production vers la Pologne, et, pour mener à bien ce projet, attend l’arrivé prochaine d’un nouveau directeur, un « coupeur de tête » spécialisé dans les sales besognes (plus de 600 licenciements à son actif, en Allemagne).

Le plus écoeurant, dans cette affaire, est l’attitude des « syndicalistes maison » : deux élus CFE-CGC ont osé voter en faveur du licenciement de Serge Piedplat, et les 3 élus CFDT se sont abstenus. Leur collusion avec la direction est évidente.

Face à cette violente attaque contre le droit syndical, la réaction des travailleurs de l’entreprise à été immédiate : les travailleurs de Hawker se sont mis en grève pendant 5 jours, avec un taux de participation de 40%, ce qui a provoqué l’arrêt total de la production de l’usine. Par la suite, des centaines de salariés de Hawker et d’autres entreprises sont venus apporter leur soutien à Serge lors de sa remise de convocation.

Les forces de l’ordre sont intervenues, le vendredi 13 octobre, pour forcer les grévistes à abandonner le blocage des voies de circulation.

La CGT a obtenu l’assurance de l’inspection du travail qu’une enquête serait menée et que les syndicalistes seraient réintégrés. Cependant, dans ce genre de jugement, les délais peuvent être longs, et la lutte pour la réintégration des trois camarades doit se poursuivre.

Cette affaire illustre une nouvelle fois ce dont les capitalistes sont capables pour briser les organisations syndicales et la résistance des travailleurs face à leurs plans de restructuration et de destruction de l’outil productif. La Riposte s’associe aux salariés de Hawker, à leur lutte pour la réintégration de leur délégué CGT et de ses deux camarades. Pour soutenir Serge et le combat des travailleurs de Hawker contre la casse de leur entreprise, vous pouvez envoyer vos messages de soutien ou des dons de solidarité à l’adresse suivante :

Syndicat CGT HAWKER, 16 rue Aristide Briand, 62000 Arras. (Chèques à l’ordre de l’« UL CGT Arras », avec mention des « 3 de Hawker » au dos du chèque.)

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