maisons de retraite

La mère de Madame F. est dans un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) depuis moins de 5 mois. Déjà, elle est amaigrie, affaiblie. Entrée fortement dépendante, ses difficultés d’expression et de compréhension empirent. Depuis peu, elle est devenue incontinente. Elle est victime, comme des milliers de personnes dépendantes (personnes âgées, handicapés, malades mentaux...) de « maltraitance passive » – ou maltraitance ordinaire.

Madame F. a contacté La Riposte après que l’assistante de vie qu’elle a embauchée pour prendre soin de sa mère (en complément du personnel de l’établissement) l’a retrouvée par terre baignant dans son urine. La maltraitance passive se décline de diverses manières : brutalité lors des toilettes,faute de temps, hygiène insuffisante, paroles humiliantes, dénutrition liée à l’absence d’aide lors de la prise des repas, infantilisation, ou encore soins forcés.

Les rapports et les témoignages sur ces violences physiques et morales se multiplient. Tel cet homme de 76 ans qui explique : « J’avais maigri de trois kilos. Ce n’était pas normal, alors le docteur m’a envoyé passer une radio. “Monsieur R., vous avez une bricole”. […] C’est comme ça qu’on m’a annoncé gentiment que j’avais un cancer. » [1] Ou cet homme de 87 ans, amputé d’une jambe, qui, gêné d’être lavé et habillé par une femme très jeune, s’est vu répondre : « Te fais pas de bile ni d’illusions, tu feras fuir les femmes ».

La mère de Madame F. subit, elle aussi, cette maltraitance quotidienne. Au début, les aides soignantes ne lui mettaient pas son appareil dentaire. Puis, lorsque Madame F. a insisté, elles le lui mettaient mais ne le lui enlevaient pas, la nuit. Finalement, l’appareil s’est cassé. Aucun dentiste ne se déplace en maison de retraite. Pour palier le manque de coordination entre les équipes soignantes, Madame F. a fini par afficher, dans la chambre de sa mère, les conseils et consignes la concernant : des choses simples, comme le fait qu’elle a l’épaule fragile et qu’il faut donc faire attention lorsqu’on la déplace. Malheureusement, sa mère a une petite corpulence et, pour gagner du temps, malgré les consignes de l’établissement, une seule aide soignante l’aide à se déplacer, au lieu de deux. Car l’origine du problème est clairement identifiée : le manque de personnel. Comment ne pas brusquer ces personnes âgées, et comment prendre en compte les besoins singuliers de chacun, lorsqu’il n’y a que deux aides soignantes pour coucher 80 personnes, sur deux étages ? Comment être disponible pour écouter lorsqu’on est épuisé, stressé ou sous pression ?

Parallèlement aux témoignages des patients, certains salariés se mobilisent et commencent à parler : erreurs de médicaments à cause de la fatigue, personnel de ménage réalisant des toilettes pour remplacer des aides soignantes... Comment ne pas passer, petit à petit, de soignant à gardien ?

Evidemment, les causes et les solutions ne sont pas exactement les mêmes selon que l’on parle des EHPAD publics, associatifs ou privés. Mais, au regard des « réformes » de la santé et des retraites visant à ouvrir tous ces secteurs aux capitalistes, on peut s’attendre à ce que la réforme sur la dépendance, « priorité du gouvernement » pour 2011, continue de détruire le service public en l’offrant aux grands groupes privés. Déjà, entre 1996 et 2003, le nombre de places dans les maisons de retraite du secteur privé a augmenté de 21 %, alors qu’il n’augmentait que de 4 % pour le secteur public. En 2003, 42 % des EHPAD relevaient du privé.

Les capitalistes ne s’y trompent pas. Oubliant bien vite que l’on parle d’êtres humains, de nos parents et grands-parents, le site internet defiscalisation-ehpad.fr se réjouit que le nombre des plus de 85 ans va presque doubler d’ici 2020, dont 35 % de personnes lourdement dépendantes. Parlant d’un marché connaissant un développement très important, il rappelle que « les EHPAD sont un des investissements les plus rentables dans l’immobilier » ! Enfin, il conclut : « Mieux qu’une défiscalisation, l’investissement dans un EHPAD est aujourd’hui le meilleur moyen pour se constituer une retraite complémentaire non fiscalisée », avec une rentabilité de 5 à 6 %.

Jacques Dellard, président du groupe Oméga, qui regroupe une dizaine d’EHPAD, prévoit déjà la suite : se rendant compte qu’une forte partie de la population n’a pas les moyens de « bénéficier des prestations de ses établissements », il parle d’ouvrir « des maisons de retraite low-cost » ! [2] De quoi faire rêver de nombreux capitalistes ! Effectivement, l’investissement est très rentable. En plus des indemnités payées par les patients ou leur famille, qui peuvent dépasser 2000 euros par mois, ces établissements reçoivent de fortes dotations du Conseil Régional et de la sécurité sociale, qui couvrent une grande partie de la masse salariale.

Mais plutôt que d’embaucher davantage de personnes qualifiées, ce qui ferait baisser la sacro-sainte rentabilité de l’établissement, les capitalistes de ce secteur préfèrent mettre sous pression le personnel, ce qui amène inéluctablement au développement de la maltraitance passive : atteinte directe à l’intégrité physique et morale des personnes dépendantes et à leur dignité. La Riposte envisage de publier une enquête plus détaillée et approfondie, lors d’un prochain numéro. Nous lançons donc un appel à témoignages. N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


[1] Cité d’une étude de 2005 de la DREES (Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques

[2] Interview sur objectifnews.tv

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Messages dans la discussion
Bruno - 08 Déc 2014 23:01
Portrait de Bruno
Mais rassurez-vous, le gouvernement s’occupe de tout, avec la nouvelle loi sur la fin de vie, il résoudra souffrance, maltraitance et coûts sur les finances publiques. Quand le Capitalisme pense à vous, c’est pour le pire !
Jean-louis Charlot - 08 Déc 2014 23:03
Portrait de Jean-louis Charlot
Le pire est que tout est de la faute de l’autre : l’EHPAD se retourne contre le Conseil général, qui se retourne contre l’Etat, l’Agence régionale de Santé, etc. La maltraitance est insidieuse, rarement prouvable, d’autant que les familles ne sont souvent là que le week-end..... Et c’et le désert : impossible de parler à un responsable, sauf l’infirmière, souvent seul cadre de garde, sur qui tout retombe. Il faut imposer la résidence d’un cadre d’astreinte sur place .Le Conseil de la Vie Sociale ne peut être là en permanence pour entendre les doléances et les transmettre à l’Administration, avec un décalage préjudiciable au résident.
Anonymes - 08 Déc 2014 23:03
Portrait de Anonymes
Je trouve votre article extrêmement juste (je suis moi-même directrice de structures médico-sociales publiques). L’érosion au fil des ans des moyens accordés mettent en danger la sécurité des résidents et démotivent le personnel. A noter dans ces établissements un fort absentéisme (notamment dans le public) ou un turn over important dans le secteur privé, qu’il soit ou non à but lucratif. Cet état de fait peut être abominable à vivre au quotidien pour la directrice que je suis, ainsi que pour de nombreux collègues sommés de se taire. Malheureusement, ni les agences régionales de santé et encore moins les familles ne disposent de véritable levier pour enrayer le désengagement grandissant de l’Etat vis-à-vis des EHPAD, au profit de groupes privés très "intéressés" par le grand âge.
Anonymes - 08 Déc 2014 23:04
Portrait de Anonymes
je suis aide soignante dans un ephad.

Ce matin nous n’ étions que 3 pour faire les toilettes de 28 personnes, servir les petits déjeuners et les débarrasser, changer les pichets d’ eau des chambres, faire les lits, ouvrir les volets, vider les poubelles et les sacs de linge.. puis installer ces " résidents " en salle à manger, les aider à manger, donner les médicaments, puis servir le repas et les cafés, tout débarrasser, raccompagner les résidents en chambre, nettoyer la salle de restauration et la cuisine, faire la vaisselle et noter sur l’ ordi tout ça.. à 3 soignantes pour 28 personnes âgées dépendantes..

2 précisions :
- pendant toute la matinée les sonettes de gens qui appelaient n’ arrétaient pas, mais on on ne pouvait pas y répondre.-, trop débordées.

- j’ ai fini à 14h50 au lieu de 14h20 ( horaire écrit sur mon contrat ) .bref : 1 demie heure de BÉNÉVOLAT.
et aucune de nous trois n’ a fait de pause, ni pour boire un céfé, ni pour manger, ni pour aller aux toilettes.
J’ ai mangé chez moi à 15h30. ( j’ étais levée depuis 5h30 )

Demain on remet ça !

et j’ en suis dégoutée d’ avance !!

PS : le pire c’est qu’ avec la peur du chômage, on n’ ose pas se plaindre... et quand on se plaint c’est bien sûr nous qui sommes pas assez rapides, mal organisées, ... " pourquoi d’ autres y arrivent ?!! "
( en zappant tout le côté relationnel et douceur, c’est vrai qu’ on va légèrement plus vite ..)

QUE FAIRE ????

Barbara
Patricia du sud - 08 Déc 2014 23:23
Portrait de Patricia du sud
Etant à la recherche d’un emploi et surtout voulant être utile et donner de l’attention aux personnes âgées, j’ai postulé à la maison de retraite près de chez moi. J’ai été accepté en CDD pour des remplacements d’aide soignante bien qu’étant non diplômée... Ma joie s’est vite transformée en tristesse en voyant le peu de respect et de moyens qu’on accorde à nos ainées (et ça fait que 4 jours que je travaille)... Comment voulez vous que chaque resident soit traité avec douceur et attention alors qu’il faudrait doubler voir tripler le nombre d’aide soignante ? Je me suis fait réprimandée pendant la toilette, car j’ai servi à de l’eau à un résident qui avait soif... Pas le temps ! Idem pour le brossage des dents et des dentiers ! Pas le temps ! La plupart des résidents très âgées ne reçoivent aucune visite... Alors qui va se plaindre ? le personnel ? trop peur de perdre leur place ! Il suffit pourtant de faire un tour rapide d’inspection de leurs ongles, leurs oreilles, leurs doigts de pied et de leur dents et dentier rempli de tartre et de leur dents jamais lavés pour voir qu’il y a un vrai problème. Et je ne parle pas de l’état de leur fauteuil roulant, qui nécessiterait un nettoyage au karcher tant la nourriture s’est inscrutée dans tous les interstices du fauteuil....
La maltraitance vient d’abord du manque du personnel et non du personnel non qualifié.... (pour preuve, ce sont des aides soignantes qui m’ont fait le reproche de laver les dents, dentiers et de répondre aux demandes des résidents).

Je suis attristée mais j’ai bien peur, qu’après quelques mois à ce rythme, je trouverai tout cela normal et accepterai sans rien dire la situation. Que dois je faire ? Quel recours ai-je pour que les effectifs soient doublés ? Apparemment, rien ne bouge alors que des demandes ont été faites au niveau de la direction ? Où est ce que ça bloque ? J’ai mal pour ses pauvres personnes dépendantes vivant ce cauchemar quotidiennement.
paris première - 08 Déc 2014 23:23
Portrait de paris première
Je travaille moi-même dans une maison de retraite située dans le Périgord et faisant partie d’un groupe privé de la région qui en possède une dizaine. Etant du côté administratif je constate que le montant des pensions sert essentiellement à payer le crédit des immeubles dont le propriétaire à travers des SCI est le PDG du groupe.
Les infirmières sont payées grâce aux subventions de la région. Quant au reste du personnel il est payé au mieux au minima.
Pas de primes ni de participations aux résultats.
Les pensionnaires sont traités avec négligeance, les vêtements ne sont pas changés même avec des tâches de nourriture. Les attentions type sourire sont fonction du niveau social de la personne.
Trop de pleurs ou de cris = piqure pour calmer !
Les personnes qui paient avec retard sont relégués dans les chambres sans confort et à plusieurs.
Par contre la direction se paie plus de 25 000 euros par mois à deux.
En fait, nous sommes dans un système où l’état et les retraites des petits vieux qui proviennenet finalement aussi de l’état servent à enrichir une mafia locale et a priori avec l’accord de tous.
LERO - 08 Déc 2014 23:24
Portrait de LERO
J’espère ne pas finir mes jours dans un de ces établissements.

Ces maisons sont des boîtes à fric et malheureusement il n’y a pas assez de contrôle, les dirigeants se remplissent les poches au détriments de ces pauvres personnes qui n’attendent que la mort. Tout ce que l’on nous montre (reportage TV ou autre) ne sont que vitrine , il faut y travailler pour voir l’envers de décor !

La DDASS devrait effectuer des visites inopinées.
esskiss - 08 Déc 2014 23:24
Portrait de esskiss
Je suis également aide soignante dans une Maison de retraite privée et je confirme le post de Barbara datant de l’année dernière : Nous avons 32 résidents et nous sommes souvent 3 AS pour pouvoir aux toilettes, petits dejeuners, changements des draps et ramassage du linge, aides au repas, accompagnements aux toilettes et si l’animatrice n’est pas la, nous devons également pourvoir aux animations et si nous le refusons nous sommes taxés de ne pas vouloir prendre part a la vie de l’établissement, je ne parle pas des travaux relevants d’un homme d’entretien ( que nous n’avons pas evidemment) alors que leurs fauteuils roulants mériteraient plutôt d’être nettoyés tous les jours.... a ce que cela tienne ! A nous de trouver le temps de le faire aussi !
Le turn over est impréssionnant mais personne ne semble se poser de questions , quand a celles qui restent il n y a pas de cadre r qui ouvre une oreille attentive aux problèmes qui s’accumulent et surtout a qui s’adresser vraiment lorsqu’on constate des maltraitances..... je crois que tout le monde est responsable par le jeu des sourdes oreilles et on finit inlassablement par entendre que ce sont les familles qui sont difficiles a gérer..... ou le personnel qui n’est jamais satisfait
Praxie2209 - 08 Déc 2014 23:24
Portrait de Praxie2209
Je suis tout à fait d’accord avec le fait qu il y a pas assez de personnel dans les Maison de retraite, justement voilà mon histoire :( des choses que j ai vu sans dire horreurs).
Cela faisait plus de 2 ans que je travaillais comme ash dans une maison de retraite privee et à ce jour j ai été pousse à démissionner par ma direction car soit disant je faisait très mal mon travail surtout depuis mon retour de maternité.
A l’heure d’aujourd’hui je suis toujours en dépression sous anti depresseurs et suivi avec un psychiatre et une infirmière. J ai fait beaucoup de courrier avec certaines de mes collègues jusqu’à l’inspection du travail pour montrer la maltraitante sur les résidents ainsi que le personnel.
A ce jour je reprends en CDD dans une maison de retraite public mais s’il y a besoin de mon témoignage pour pouvoir aider les résidents de la bas je n’hesiterais pas une seconde car je trouve criminel d’attacher certaines personnes alzeimer sur des fauteuils roulants sous prétexte qu ils gênent la circulation Dans le couloir surtout que ce secteur est securise avec un code et de les faire manger en mixé pour pouvoir finir son travail à l’heure, on enlève dans ces cas la le peu d’autonomie qui leur reste.
Aidons ses gens à changer la polémique du travaillons plus avec un personnel réduit.
Ces personnes sont des êtres humains et non des animaux, je pense que sans eux nous ne serions pas la, merci
CHARLOTTE - 08 Déc 2014 23:25
Portrait de CHARLOTTE
tape a l oeil, boite a fric, maltraitance de la personne et souffrance du personnel qui na que deux bras.E quand il y a un probleme s est le petit personnel qui prend. eux ils se protegent bien,j aime mon travaille mais on ne me permet pas de le faire correctement,travailler 10 heures par jour les dimanches les jours ferriees pour le smic les heures supplementaire a gogo car il manque sans cesse du personnel.nons avons 2 cantous mais avec toute la demence qu il y a nous pourions en avoir 4 au sein de l etablissement.rien pour travailler economie economie .....
jokejo - 08 Déc 2014 23:25
Portrait de jokejo
oui mon frere est rentre il y a 3 ans dans ces dite maison paradisiaque (enfer) il est rentre en velo et il marcher beaucoup aujour d huit il ne marche presque plus il a per du 30 kilo des grosses difficutes d espresion il est devenu une loque et il vis dans une sallete pas pensable je voudrais le sortir je ne peux il est sous tutelle vive les maison de retraite qu on laisse toute mal traitence que ces pauvre gens subisses horreur
fournier - 08 Déc 2014 23:25
Portrait de fournier
J abonde dans votre sens sur les maltraitances dans les maisons de retraites ...Mais on ne parle jamais des maltraitances financiéres

Avant 2009 les EHPAD public étaient les seuls établissements accéssible aux plus grand nombres de part leur tarif...Depuis les dérives tarifaires ne cessent a raison de + DE 6% d’augnentation par ans ...programmé dans la Drome jusqu en 2015

Je vous invite à lire sur mon blog l enquéte menée depuis 2009 sur le non respect de la convention tripartie et sur la variable d ’ajustement qu ’est devenu le tarif hébergement servant a financer les soins !!!(le tarif hébergement étant à la charge des résidants et les familles )
Blog : L ’oeil de romans
Anonymes - 08 Déc 2014 23:25
Portrait de Anonymes
Je viens de faire un stage dans un EHPAD et tout ce qui à été écrit avant est juste. Effectivement 14 toilettes pour un seul aide-soignant qui doit également faire manger certains résidents et ranger du linge, ça laisse peu de temps pour le relationnel et pas de temps pour répondre aux sonnettes.
Il serait temps que les aides-soignantes de ces maisons de retraite se révoltent.
J’espère ne jamais finir mes jours dans une maison de retraite à moins que d’ici là les choses aient changées.
a2g7k10 - 08 Déc 2014 23:32
Portrait de a2g7k10
Nous aussi nous vivons tous ça à l’heure actuelle. Je suis infirmière coordinatrice dans un EHPAD et notre charge de travaille a doublé ces derniers mois. Nous rentrons chez nous exténuée par un travail fait à la chaîne. Certaines de mes collègues aide soignantes ne dispose que de 3 min pour les résidents qu’elles ont en charge, c’est une vrai catastrophe. Le travail est mal fait par manque de temps, du coup les pathologies type infections urinaires ou mycoses ne cessent d’augmenter ce qui augmente la charge en soins des infirmiers, nos personnes âgées rentrent avec de plus en plus de pathologies avec des surveillances et des soins spécifiques que nous ne sont pas en mesure de leur donner à l’heure actuelle...enfin rien ne va plus...du coup pour nous c’est la grève la semaine prochaine pour avoir plus de personnel...à suivre
oldfossile - 08 Déc 2014 23:32
Portrait de oldfossile
Dans l’USLD ou est ma mère, il y eu cette année 80 jours de sous effectif. la consigne est dans ce cas précis de laisser les résidents alités 20 heures par jour avec la possibilité d’étre levé 4 heures le matin ou l’aprés midi !
je suis parti au commissariat déposer une main courante pour maltraitance institutionnelle, et je fais paraitre un article sur le journal local.
la réaction de l’administration fut d’une violence inouie.

Convocation, intimidation, pression pour aller voire ailleurs etc
Je crée un collectif des familles et nous allons voir le directeur de l’hopital dont dépend l’USLD ; C’était à pleurer.
le sous effectif n’existe pas....Il faut parler d’équipes remaniées.
OK ; Les couches non changées c’est rare et au vu des prix des couches il faut attendre que les selles arrivent jusqu’au liseré de la couche pour la changer !! (véridique !)

Le brossage des dents on n’en parle pas, et les infections urinaires viennent de germe qui ne sont pas liés systématiquement à l’hygiéne corporelle. Ah bon ?
Ce fut un grand moment de langue de bois.
En face le personnel plie l’échine et le premier qui parle il se fait dézinguer par sa hiérarchie. Ne parlons pas des résidents qui ne sont pas sortis de leur étage pour aller dans le jardin depuis voyons..... des années ! le personnel est débordé. On couche les personnes à 5 heures de l’après midi été comme hiver. Autrement dit dans notre beau pays, le mot citoyenneté, respect de la personne, projet de vie on s’assied dessus. Cette perte du respect des anciens va un jour nous péter à la gueule car les valeurs comme le respect de la personne dans sa dignité est LE DROIT FONDAMENTAL de toute société humaine. Aujourd’hui à part le fric...
Catherine - 08 Déc 2014 23:33
Portrait de Catherine
C’est affreux ce que je viens de lire, ne pouvons-nous rien faire pour ne pas laisser les EHPAD sombrer et avec eux les résidants ?
l’Etat se désengage de beaucoup de services publiques, j’ai appris que certaines mairies organisent des logements pour personnes âgées, bien mieux que ces établissements "oubliettes", ne pourrait-on pas lancer une autre manière de "soigner" nos ascendants ?
Fournier - 08 Déc 2014 23:33
Portrait de Fournier
En 2013 rien ne change sur me sujet pire les EHPAD dont les tarifs sont fixés par le conseil géneral ,béneficiant de l’APA qui restaient jusqu en 2009 les établissements les plus accessibles au plus grand nombres

Depuis 2009 explosion des tarifs , surtout celui du tarif hébergement qui reste a charge pour les résidants et les familles 2009 dans la Drome +170 euros par mois , 2010 + 90 euros par mois ,2011,12,13 idem 90 euros par mois

Le pathos servant dans le calcul des EHPAD est sous estimé par L’ARS faute de moyen attribué...Les EHPAD public n’ont d’autres choix de procéder a des augmentations pour ne pas faire subir une maltraitance passive faute de personnel
Le rapport de l’IGAS 2011 indique dans son pargraphe 47 que le tarif hébergement sert de variable d’ajustement du tarif soin , en claire vous payer une partie des soins sur le tarif hebergement
blog : l’oeil de romans
peu importe - 08 Déc 2014 23:33
Portrait de peu importe
Bonjour
- Je suis tuteur de ma Maman 92 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer en résidence EHPAD et serai confronté a un problème de financement d’ici quelques mois. Le montant de sa retraite engloutie, tous les mois ne suffira pas et la source financière qui permettait jusqu’alors de régler, le différentiel, sera tari et ne suis pas le seul dans ce cas. Toutes factures doit permettre de savoir ce pourquoi on paye, un minimun de détails sur les différents postes qui ont permis d’en arriver a un total facturé. Je n’ai jamais eu de réponse très claire à ce sujet. Les informations lus sur votre site, ne font que confirmer ce que j’en pensais et de là à imaginer que l’article 205 du code civil a été pondu par des actionnaires EHPAD .. je ne fais qu’un pas.
Cordialement
Anonymes - 08 Déc 2014 23:33
Portrait de Anonymes
En poste de cadre recemment dans un EHPAD et infirmiere de formation,je sais que tous cela existe malheureusement.
Toute cette colere je l’ai moi aussi exprimée en démissionnant parfois de lieux trop pathogenes pour mon équilibre.Mais ,je sais aussi,en tant que professionnelle ,que je ne changerai pas le monde ,mais que chaque jour en remettant le résident au centre de l’institution malgré les contraintes de travail,on peut apporter du bien etre et faire bouger certaines conscience des agents,de la direction en perte de reperes.On ne doit pas oublié le sens de notre métier,celui de "prendre soin" de la personne agée.C’ est une lutte au quotidien qui doit etre mener par tous !!
judith - 08 Déc 2014 23:34
Portrait de judith
bonjour, je suis infirmière en maison de repos en Belgique et c’est la même chose ici... je suis triste d’aller travailler, plus de motivation. je me sent moi-même maltraitante chaque fois que je dis non ou que je ne répond même pas à la personne parce que je n’ai pas le temps. je suis en train de faire un rapport avec une enquête pour essayer de faire évoluer certaines choses cela n’aboutira certainement pas mais je me battrais quand même. les personnes démentes sont mélangées avec les personnes seines d’esprit et le personnel n’est pas formé pour faire face aux problèmes concernant les déments, je me bat pour déjà les séparer et avoir un personnel formé. j’ai suivi une spécialisation en gériatrie et maintenant en psychiatrie payée de ma poche. il faut que cela change, il faut se battre... plus tard c’est nous
lisa - 08 Déc 2014 23:34
Portrait de lisa
Je suis aide soignante en EHPAD depuis 5 ans. pour moi ce métier fut une vocation mais quelle fut la triste réalité au fil des années quand je vis le personnel de moins en moins nombreux, une surcharge de travail considérable, la frustation de ne pas faire notre travail correctement, de nous faire insulter de feinéante car nous n’allons pas assez vite, de ne pas répondre aux attentes des résidents, les heures supplémentaires pour rattraper notre retard qui sont du "bénévolat" pour notre direction. Je suis écoeurée de ce métier malheureusement je reste pour le coté financier qui n’est pas pas à la hauteur de ce que l’on fait mais pas le choix faut subir pour nourrir ma fille. J’ai honte de ce métier de dire que je suis aide soignante quand on me pose la question j’ai l’impression d’etre un bourreau aupres des résidents d’etre une feineante aupres de ma hierarchie. C’est sure ma fille ne fera pas ce genre d’études !
Anonymes - 08 Déc 2014 23:34
Portrait de Anonymes
Bonjour à tous !!je suis étudiante infirmière depuis un peu plus de deux ans et j’ai fait plusieurs stages dans ces "homes"( comme on les appelle en Belgique) ,ainsi que des remplacements aides soignants dans diverses maisons. J’ai vécu ce qui que vous avez déposé précedemment (même si je ne le vis pas actuellement dans l’home ou je suis). D’abord révoltée puis toujours révoltée,parfois je suis en colère, d’autres fois j’accepte,d’autres encore je suis dans la plainte...et rien ne bouge !Je ne vois qu’une chose c’est descendre dans la rue avec (si possible les familles)mais au moins être nombreux. J’ organise une manif une dans la région bretagne mais il faudrait suivre sur la meme periode (mars) dans des villes differentes.Trouver un moyen de faire bouger les choses, perso je n’arrive pas à taire !
camelia - 08 Déc 2014 23:34
Portrait de camelia
95 ans en ehpad depuis 4 mois, infection urinaire le premier mois, gastro ensuite, et une chute le 4 février, et depuis malgré la douleur rien n est fait, jusqu a ce que vienne le médecin référent le 27 !!!!!et diagnostique une entorse.....Alors, maltraitance....et le médecin a été demandé parce que la veille, la résidente s était plainte du fonctionnement de l EHPAD en envisageant d en changer !!!
Anonymes - 08 Déc 2014 23:35
Portrait de Anonymes
Mon père est également placé en Ehpad depuis 2 ans . Tous les jours, nous assistons impuissantes à une maltraitance insidieuse (repas enlevé car trop long pour manger, change inexistant, enfermement dans la chambre à l’aide d’une poignée rouge, douche une fois par mois...et j’en passe). Le personnel en nombre insuffisant ne peut pas faire face à toutes les demandes, je le conçois, mais je ne peux malheureusement pas me faire moi, à ce manque de compassion.
Anonymes - 08 Déc 2014 23:35
Portrait de Anonymes
Bonjour,je suis aide-soignant dans une maison de retraite depuis 2001,j’en était fier,je dis bien j’en était !!!
Au fil des années,comme beaucoups,les services se degradent,moins en moins de personnel (soignant),plus en plus de cadre (qui ne pensent qu’à une chose,sacquer au moment de l’évaluation annuel et oui vive le service publique)
Personnes agées de plus en plus dépendantes,les infirmières que l’on obliges à nous gendarmer,les familles qui nous tombent dessus et qui projettes leurs angoisses de vieillir à leurs tours,un directeur dont la seule priorité est de prendre en flag un soignant en train de fumer en dehors de la pause,la pression,le harcèlement moral(qui est improuvable d’ailleurs)en bref,j’ai baissé les bras,je m’en vais ,je vais faire autre chose,c’est triste,j’aime trop ce que je fait,mais pour me protégé,je part !!!
Cette histoire n’est pas seulement personnelle,c’est le ressentie de nombreux collègues,cordialement.
opale - 08 Déc 2014 23:35
Portrait de opale
Je suis sur une autre planète,la planète EHPAD.Sur cette planète les
habitants sont classés en fonction de leur autonomie,les plus
valides décident de tout pour les moins valides,ce sont eux qui
gouvernent !!
Les personnes dépendantes sont reléguées à l’état de "choses dont on
dispose selon notre bon vouloir".C’est comme cela qu’on voit des
gens rangés le long d’un mur,calés dans un fauteuil roulant,parfois
attachés pour ne pas qu’ils tombent,le regard vide rivé à un mur
vide en attendant qu’une "personne" (vide elle même) passe par là et
l’emmène ,sans la prévenir,dans une pièce où elle recevra rapidement
une bouillie infâme de couleur et d’aspect rappelant quelques
déjections animales,composée des restes de la veille !! Puis une
autre "personne" viendra la reprendre et la ramènera(sans lui dire)
dans sa chambre fauteuil façe au lit ,pour attendre une
autre "personne" qui elle est chargée de changer la "protection"
qu’on lui as mise d’office à l’arrivée sur cette planète !!
Puis à nouveau rangée le long du même mur ,toujours en façe du même
mur vide ,elle attendra gentiment qu’une autre "personne" vienne lui
mettre trois cuillères de compote dans la bouche vers 16h( on
appelle ça le "goûter").Dans la soirée,elle sera de nouveau amenée
dans la pièce où elle recevra de nouveau cette bouillie infâme.
Elle sera ensuite transportée dans sa chambre où elle sera couchée
sans ménagement,saisie de façon brutale pour aller vite,déshabillée
en un temps record et bien entendu on lui mettra des barrières pour
la "protéger".Le soir une "personne" passera fermer les volets et
donner une pilule miracle qui lui permettra de s’échapper quelques
heures dans un pays meveilleux où les gens se regardent.A 4h elle
repassera pour vérifier sa protection,vite,très vite ,tournera et
agrippera sans douceur cette "chose "couchée là sur le lit,et
sortira aussi vite qu’elle l’ a fait pour entrer.7 h une
autre"personne " entrera et posera un bas de contention ou un
collyre ou autre chose,de toutes façons se sont elles qui décident
quand ,quoi et comment !!!Position semi assise,serviette autour du
cou,adaptable positionné,elle attendra parfois une heure qu’une
autre lui enfourne 3 biscottes cassées dans du jus marron qu’on
appelle "café".Là elle attendra encore deux heures qu’une autre
vienne lui laver le bout du nez et les fesses en dix minutes,pendant
qu’une autre lui tiendra les mains pour ne pas qu’elle griffe.Puis
elle retrouvera son mur vide,sur lequel (comme un écran de
cinéma),elle pourra projeter son film,celui de sa jeunesse passée,de
ses proches (si loin),de la vie du dehors ,de derrière le mur.......
là où vivent Toutes ces personnes qui sont passées auprès
d’elle,pour si peu de regards et si peu de parole mais tant
d’indifférence.....
Anonymes - 08 Déc 2014 23:39
Portrait de Anonymes
Bonsoir,je suis aide soignante dans une ehpad depuis 20 ans je suis choquée quand je lis tous ses message ! Je suis fier de travailler dans mon établissement, les résidents sont très bien traites,très bonnes prise en charges par tout l ensemble de l équipe soignantes.lCHere collègues soyes fier et nous sommes pas responsables des effectifs. Il y a un manque de personnel partout ,hôpitaux maison de retraite ,acceuil de jours etc .Bon courage
cécé - 08 Déc 2014 23:39
Portrait de cécé
je travaille en ehpad public depuis 12 ans.sachez que des situations explosives dans les établissements sont de plus en plus fréquents et journaliers ,les conséquences de la politique de restrictions budgétaire !!!!!
le ratios en personnel ne sont pas appropriés à la charge de travail.inadéquation entre les moyens en personnel au regard de l’evolution des personnes accueillies .
les conditions de travail étant instables,lourdes et difficiles,entrainent une fatigue physique et morale et mentale donc un épuisement .Nous sommes des etre humains nous occupant d’autres etres humains et non pas des robots insensibles et programmés pour un labeur,nous avons nos limites .comment travailler aussi rapidement avec des personnes diminuées et ayant besoin d’attentions et de douceur ? il est temps de réagir !!! sachez que demain , c’est vous , qui vous trouverez à leur place, ou aurez un parent dans une ehpad
Définition EHPAD : SE DIT DE QUELQU’UN ,NOTAMMENT D’UN MALADE OU D’UNE PERSONNE AGEE QUI NE PEUT PLUS ASSURER SEUL LES CONDITIONS ELEMENTAIRES DE SON EXISTENCE.
Chacun est concerné !! STOP à CETTE MALTRAITANCE PASSIVE ET INSTITUTIONNELLE !!!!
FAITES bouger les ARS et DIRECTEURS il faut se mobiliser et manifester c’est le cas CHEZ NOUS bon courage a vous tous .
Anonymes - 08 Déc 2014 23:39
Portrait de Anonymes
Je suis aide soignante en maison de retraite, nous comptons 75 résidents . les résidents souffrant de démence sont de plus en plus nombreux , ils souffrent souvent d’incontinence ce qui explique souvent la mauvaise odeur d’urine qu’il peut y avoir dans les chambres, car les résidents s’urine dessus et au sol toute la journée …. Ils vont même jusqu’à venir uriner ou se coucher dans le lits de résidents complètement lucides ce qui entraîne des désagréments et des conflits forcément …..
Nous sommes 4 à 5 aides soignante le matin pour :
- faire 74 toilettes divisé en 2 étage de 3 couloirs entre 6h30 et 12h
- dans cette même tranche horaire il faut :
*leur faire prendre le petit déjeuner et les médicaments avant 9h30
*répondre aux multiples sonnettes
*faire les lits
*évacuer le linge sal
*donner les médicaments et le repas de midi
*puis jusqu’à 14h répondre aux multiples sonnettes ET , finir ce qui n’est pas finit

Le problème est que souvent il reste 3 à 4 personne couchées dans leur lit à attendre leur toilette, la moitié des lits ne sont pas fait et le linge sale et les poubelles ne sont pas évacués tous ces actes seront réalisés par l’équipe d’après midi vers 14h , qui elles souvent ne se retrouvent qu’à 3 pour donner les collation faire ce qu’on appel la tournée change et pipi car non nous ne les laissons pas s’uriner dessus comme peuvent le croire les famille avec leur vision externe de la chose, et bien sûr médicaments , repas du soir ….. puis une aide soignante se retrouve seule à un étage pour faire les repas donner les médicaments , aider à l’alimentation puis coucher 36 résidents de 18 à 20h30 ce qui est inhumain …….

Voici en gros le déroulement d’une journée en ehpad….. les toilettes c’est 15 minutes pas personne , on ne parle pas des agressivités et troubles du comportement du à la démence…… nous avons 4 résidents qui nous tapent et nous insultent lors des soins ,on ne travail que des demi journée comme peuvent le penser beaucoup de gens, mais c’est une demi journée à courir non stop dans tous les sens pour réussir a en faire le maximum et ce souvent sans prendre notre demi heure de pause légale…. Et voilà on en arrive à devenir maltraitant sans le vouloir et même sans le savoir car nous sommes épuisé et dépassé…..

Nos supérieurs hiérarchiques nous soutiennent qu’ils ne peuvent rien faire car l’état ne fourni pas de postes…..on fait une journée de solidarité oui même nous et les choses n’avancent quand même pas….
emilie - 08 Déc 2014 23:40
Portrait de emilie
mobilisons nous, avertir les medias ! voila ce qu il faut faire CAR ce qui devait etre pour moi le plus beau metier à mes yeux et devenu etre caussionaire de maltraitance alors que pour moi le métier d aide soignante est une vocation. j essaie chaque jour de leur donner le plus que je peux, de les comprendre, de les aider, d en faire toujours plus, mais je me suis bousiller la santé et le moral, oui certaines ehpads sont des pompes a fric et rien de plus, les résidents n ont pas les soins pour lesquels ils paient une fortune, ils ont faim, soif, ils maigrissent, ils se laissent ensuite glissés jusqu’à la mort, et nous les soignants ont ne peut rien faire, on ne nous ecoutent pas et si on l ouvre trop on est licencié, beaucoup de mes collègues ont ete virées pour faute, car la direction se retourne contre nous c est la simplicité pour eux de faire comme ci ils ne savaient pas, on travaille en sous effectif tout le temps, et la nuit elles sont deux pour 86 residents dont deux unités de vie protegee, onze heure de travail non stop, menage a gogo, et la responsabilité de 86 vies, la pause non payée et qui n est jamais prise, donc benefice net pour eux. UN PERSONEL EN SOUFFRANCE, et que fait l etat RIEN !!!!!!!!!!!!!!reagissons car on va y passer, comme le message plus haut de l IDE APRES CE SERA NOUS
DAVID - 08 Déc 2014 23:40
Portrait de DAVID
ma maman de 94 ans est dans une EHPAD depuis plus d’un an après être passée par les urgences Hopital, puis Soins de suite à plus de 450 euros/jour 7 mois 1/2. Ce qui fait plusieurs mois prix de journée Sécu puis Soins de Suite faite le total sur 2 ans environ. Une sacré somme pour des soins qui ne lui correspondait pas et ceci hélas est un circuit presque obligatoire pour chaque personne qui se présente aux urgences car demande hospitalisation par le médecin. Séjour en soins de suite car pas de place en maison, de retraite....
Comme infirmière à domicile, j’avais élaboré un projet d’accueil temporaire pour palier ces temps "inutiles" dans des services "inadéquates" prix de revient par jour 40 euros. Ce projet que j’ai présenté et représenté n’est jamais passé (je suis une utopique m’a-t-on dit) Je croyais naïvement que 38 années près des malades et des familles me donner un certain droit de parler DE CE QUE JE CONNAISSAIS. Que néni c’était sans compter que 1 - je suis une femme 2 - que je me mélais de ce qui ne me regardais pas et que 3- eux savent (ARS) et que c’est eux qui font les projets ; Je vous dis par pour combien d’euros. Une HONTE...on laisse croupir les gens pour asseoir son autorité et as-tu vu ce que je sais faire....
LES aides soignantes (ET LES AGENTS HOSPITALIERS)font un boulot formidable à conditions , en effet, qu’on leur donne les moyens pour le faire. Malheureusement, tout cela n’est pas près de changer. On s’en fout des vieux.
D’autre part, je demande aux familles de ne pas trop taper sur les maisons de retraites et d’aider physiquement et psychologiquement leur parent et l’équipe Passer les faire manger, aider de temps en temps à la toilette, aider aux manifestations etc...
EN ce qui me concerne, je dis que notre système est mal structuré. Horaires rigides, non respect inconscient du vécu des personnes âgées, travail comme "à l’usine", EN un mot et d’une manière générale "être dans le faire plutôt que d’être dans l’être" Ce qui crée un climat néfaste pour travailler en harmonie avec soi même et en équipe.
Francine - 08 Déc 2014 23:40
Portrait de Francine
Mon père est un maison de repos,je suis triste et épuisée ,je me sens impuissante face a des intouchables
MARIN - 08 Déc 2014 23:41
Portrait de MARIN
Ma tante est en maison de retraite depuis plus d’un an, en fauteuil roulant et atteinte de la maladie d’ALZHEIMER dans un maison de retraite dont le groupe est parmi les plus importants en FRANCE. Coût mensuels 1500 euros.
Faute de moyens suffisants pour régler la pension d’une chambre seule, elle est en chambre double. Heureusement pour l’instant car la personne qui est avec elle l’aide au quotidien et nous tient informés. C’est affligeant de voir comment on traite les personnes invalides. Aujourd’hui, elle est levée avant le repas de midi (son petit déjeuner est servi au lit, elle doit manger seule du coup elle ne mange pas). Le coucher est fonction du nombre de personnel et de son bon vouloir (surtout ne pas dire qu’on voudrait aller au lit avant 22h30 ! cela mérite une tape sur la tête et aussi d’éteindre la lumière : dans le noir on peut se reposer !)
Sans nous le dire, ma tante a été changée deux fois de chambres, aujourd’hui elle n’a plus qu’une demie armoire pour ranger ses vêtements, elle n’a pas de chevet pour elle et les commodes viennent tout récemment d’être enlevées : plus beaucoup de place pour ranger ses affaires !. Quand j’ai osé demandé des explications on m’a répondu qu’elle avait à la place un beau fauteuil (dont elle ne peut se servir) Ses chaussures (usagées) ont disparues ! Même un stylo disparait ! Son fauteuil roulant est tellement sale que nous essayons d’y remédier de temps en temps. Bien sûr pas de crême de soin sur le visage et sa propreté laisse vraiment à désirer.
A ce jour, elle est très amaigrie (mais a des compléments alimentaires ... c’est normal la sécu paye !)et a des escarres. Les infirmiers n’ont pas les moyens de la soigner (dixit une infirmière) donc ils font appel à des infirmiers libéraux (normal c’est la sécu qui paye !) . Par contre quand la famille est présente, c’est tout sourires et amabilités.
Ou est la dignité des personnes agées qui, on l’oublie trop souvent, payent très cher ce soit-disant service ? Le personnel n’est pas formé, la direction est souvent imbuvable. Je connais 2 autres personnes dans le même cas.
Que pouvons nous faire ? Les pouvoirs publics ne nous aident pas. On est face à des groupes financiers : est ce que les actionnaires savent vraiment comment se passe la vraie vie de nos anciens ?
Miss Tigri - 08 Déc 2014 23:41
Portrait de Miss Tigri
Bonjour à tous,

La presque totalité de vos messages témoigne de choses horribles et fait prendre conscience du calvaire (le mot n’est pas trop fort) que vivent quotidiennement les "anciens" dans beaucoup de maisons de retraite, alors qu’ils payent un "max" !!! C’est un vrai scandale ! Pourquoi n’y-a-il pas plus de gens qui se révolent contre ça ! un jour, nous seront tous concernés !
Je trouve cela intolérable que des sociétés privées exploitent le filon jusqu’à ce point !!!
Personnellement je suis très inquiète, pour ne pas dire angoissée pour l’avenir.
Ma mère a 87 ans et vit chez elle. Mais pour combien de temps encore ?... L’avenir me terrifie. Je vis à 160 km d’elle, je suis fille unique et tout le souci repose sur moi. J’ai 56 ans et une fille de 18 ans qui continuent ses études. Mes revenus sont modestes. Si maman entre dans une maison de retraite, le petit "pécule" de ma mère fondra très rapidement et sa pension n’est que de 900 €/mois... Comment financer ?... et si en plus, elle subissait de la maltraitance pour faute de soins !!! ce serait complètement intolérable !
Devant ce scandale des maisons de retraite, il serait indispensable de ne pas se laisser faire sans rien dire. L’être humain a des droits et en premier lieu, d’être respecté par son prochain !
Si un collectif, une association... était créée au niveau national pour la défense de nos anciens en maisons de retraite, j’y adhèrerais sur le champ !
sophie - 08 Déc 2014 23:41
Portrait de sophie
bonjour à tous,
Je suis aide-soignante en maison de retraite. Nous sommes également en sous effectif, nous sommes 8 aides soignantes(personnel formé)et une dizaine d’agents de service hospitalier en tout dans l’établissement pour une soixantaine de résidents. Par contre nous avons une dizaine de postes dits CEI, sans aucunes qualifications, ni vocations particulières. Le matin (en semaine) nous sommes 2 AS et 2 ASH pour une trentaine de résidents. Nous essayons de faire au moins une douche ou un bain par résident par semaine, en plus de toutes les prises en charges qui nécessiteraient beaucoup plus de temps, aide aux repas, réfection des lits, distribution du linge, entretien des locaux... Malgré nos remarques quotidiennes à la direction, en informant que nous n’en pouvons plus(nombreux arrêts...), on nous répond :" plus vous êtes moins vous en faites !!!". La direction a donc choisit pour faire peur à celles qui voudraient se rebeller de nous faire espionner par différents personnel( psy, intendant...), ils en sont à écouter aux portes, et quand on interpelle à ce sujet, on nous répond que nous sommes parrano, que nos voyons le mal partout. On nous a aussi interdit d’appeler les résidents qui le souhaitaient par leur prénom. Des résidents ont pourtant été de leur propre chef pour exprimer leur souhait d’être appeler par leur prénom, on leur a répondu qu’il n’en était pas question.
a maison de retraite devrait être un lieu de vie où le résident doit être écouté quand c’est possible, et pris en charge de façon digne et respectueuse tout le reste du temps. J’ai choisis ce métier par conviction, mais la maltraitance institutionnelle y est présente au quotidien. Pour l’instant j’ai choisis de rester dans cette structure, car j’éspère de façon très naïve, pouvoir faire changer les choses.Les résidents présents aujourd’hui seront nous demain. Ils faudrait vraiment que des inspections soient mises en place pour que toutes ses maltraitances contre les résidents, mais aussi contre le personnel soient mises à jours. Nos aînés méritent un accompagnement digne pour continuer dans les meilleures conditions possible ce dernier bout de chemin.
Anonymes - 08 Déc 2014 23:42
Portrait de Anonymes
bonjour,

Je pensai exercer un des plus beaux métiers. titulaire depuis 20 ans en ime puis a domicile (le luxe), j’ai changé de structure (déménagement) et trouvé un poste en ehpad (cela fait 3 ans) , horreur !!! en 3 h 45 : distribution du petit déjeuner, lever, environ 15 toilettes, répondre aux sonnettes, descendre les résidents au repas. aide au repas, coucher de sièsete, lever (une vingtaine de résidents, mise sur les montauban goûter , dîner et coucher à la va vite. C’est horrible et on nous parle de bientraitance ??? De qui se manque t-on ??? Bien sûre on fait un peu plus pour les résidents qui peuvent s’exprimer. Alors je baisse les bras, je quitte le navire. Je ne veux plus être actrice de cette maltraitance, si un jour les AS se mobilisent alors oui je serait en première ligne, mais quand ?
Sam - 08 Déc 2014 23:42
Portrait de Sam
Bonjour,

Mon oncle atteint de trisomie 21 âgé de 59 ans est en maison de retraite (malheureusement). Au départ tout se passait bien, le personnel était présent non négligeant, mais petit à petit de plus en plus de négligeance ce qui m’a révolté donc je me suis exprimée .
Plus tard il y a eu un changement de cadre infirmier et MONSIEUR a instauré un nouveau règlement, les familles n’ont plus le droit d’être au cocooning (espace pour les repas et détente pour les résidents) ou au max une personne par famille et les AS qui d’habitude sont très souriante quand elles nous voyent, ont complètement changées d’attitude et ignoraient mon oncle ce que je n’ai pas toléré, j’ai donc prit les devants j’ai discuté avec une AS et elle m’a révélé ce qui a été dit lors d’une réunion, le nouveau cadre leur a demandé d’arrêter de "chouchouter" mon oncle. Choquée ! Je lui ai dit qu’on a jamais demandé de chouchouter mon oncle mais simplement de bien s’en occuper. À partir de ce moment là tout à changer, un matin je suis arrivée à un moment où personne ne s’y attendait et j’entendais mon oncle crié d’en bas des escaliers ( sa chambre est au 1er étage au milieu du couloir ), j’ai couru et il était sur sa chaise roulante bien collé à sa table face à un miroir la télévision juste à côté ( pas bon pour la vue ) et il pleurait je lui ai demandé ce qu’il avait ( ne s’exprimant pas bien) il me montra ses pieds ( c’était une journée très chaude début août 2013 ) l’AS lui avait mit des chaussettes et des baskets, il avait tout simplement mal aux pieds, après lui avoir enlevé il souriait et était content, ce qui m’a le plus choqué c’est qu’il y avait le personnel soignant qui passait et re-passait mais le fait d’entendre mon onle crié ne les a pas dérangé, ça leur coûte quoi de passer voir les résidents quand ils ne sont pas bien ? Laisser les personnes en souffrance c’est de la maltraitance !! Je tiens à dire que je suis Auxiliaire de vie auprès de personnes âgées et personnes en situation d’handicap et je suis entrée en école d’Aide soignante, il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas faite pour ces métiers, aucune empathie, aucune patience, aucun respect donc qu’elles changent de métier.
Si des personnes d’entre vous sont de Marseille ou alentours et qui connaissent des Associations qui défendent les personnes dans la.situation de mon oncle, envoyez moi un email Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et s’il ya des manifestations tenez moi informé.
Cordialement.

Une nièce dégoûtée de la société actuelle !!!
mido - 08 Déc 2014 23:42
Portrait de mido
Maman est en EHPAD. Je suis outrée et apeurée par toute cette maltraitance passive.
Comment procéder pour créer une association ?
Comment faire pour préparer une manifestation ?
Nous ne pouvons plus et ne devons plus accepter cet état lamentable.
Merci de bien vouloir m’orienter.
Lamano - 08 Déc 2014 23:42
Portrait de Lamano
Article fort intéressant datant du 23 Janvier 2011, depuis rien n’a changé,
quelle "riposte" a-t-elle été proposée ?
Bécassine - 08 Déc 2014 23:43
Portrait de Bécassine
Mon papa est parti vers les étoiles,il ne souffrira plus de ÇA !bi
marguerite - 08 Déc 2014 23:43
Portrait de marguerite
J’ai travaillé dans une maison de retraite pendant 4 mois , de nature je respecte et j’aimme les personne âgée malheureusement je suis témoigne des situation difficile à supporter.Diriger souvent par le(a) directeur(trice)intérimaire et avec raison de réorganiser leur nouvel équipe, des conflits entre les salariées-les résidents s’accumulent jour après jour . Ceux qui sont sérieux voir honnêtes disparaitre le plus rapide possible.J’ai demandé au près des services compétences de l’aide mais on me décourage par dire et oui c’est comme ça on ne peut rien faire ? C’est vrai ? La justice ne peut rien faire face au fléau de maltraitance dans ces lieux là ? Si quelqu’un a le pouvoir d’aller en avant pour aider cette population fragile merci de me contacter pour que je puisse rejoindre votre équipe.Ce ci est vraiment un appel en détresse de la parts des personnes âgée (108 personne)que j’avais fait la connaissance pendant 4 mois en travaillant plus de 10h par jour.
Marie-anne dubois - 08 Déc 2014 23:43
Portrait de Marie-anne dubois
Madame, Monsieur,

Je voudrais signaler que la maison de retraite Villa Garlande 14/15, avenue garlande à Bagneux 92 est en infraction vis-à-vis de son manque de personnel d’où préjudice pour les résidents et aussi distribution des médicaments et soins à donner également. La situation actuelle est alarmante, beaucoup de fautes graves sont à déplorer

Il est impératif de faire passer l’inspection.

Cordialement.
Marie - 08 Déc 2014 23:44
Portrait de Marie
Bonjour ma maman est placé en maison de retraite depuis 6mois je suspecte un surdosage de médicaments tercian elle est reste e endormi e plusieurs jours yeux fermés incohérences pleurs gémissement nous étions très en colères . L infirmier a décidé d arrêter ce traitement qui ne lui cpnvenait pas maintenant elle est mieux j espère que tercian ne lui a pas trop faot de degat neurologique et q uelle sera mieux priilse en charge j’ai eue peur de la perdre
iLLUSION - 08 Déc 2014 23:44
Portrait de iLLUSION
bonjour, j’ai 56 ans et suis une jeune diplômée aide soignante car reconversion professionnelle. depuis donc Décembre 2013 je suis en intérim et vais donc dans différentes EHPAD. tout ce qui a été dit ici je l’ai vu, manque de personnel, indifférence, mais il y a peu j’ai fait une mission dans une EHPAD, mission de nuit arrivée 20h15 pour départ 6h15. nous somme 2 AS pour environ 60 résidents.
a 20h30 distribution médicaments cela va sans dire que nous ne faisons que cette tache car meme si certains résidents sont souillés ben ils devront attendre le change à 3h du matin.
Environ 1 heure après fin de la distribution médicaments. Il est donc 21h30. La, prise du repas AS, papotage.... jusqu’à 2h50 du mat ou nous allons dans les chambres pour effectuer les changes et la j’hallucine, protections tellement minces que plusieurs des résidents baignent dans leur urine, drap trempé, pyjama ou chemise de nuit idem. Manque de matériel d’hygiène pas de gants pour nous, environ 1 dizaine de gants à usage unique. Et il y avait deux BMR. Ca fait peur non ? mais on me dit que c’est comme ca toutes les nuits. je ne parle pas du change vite fait avec toilette plus que succinte si selles et pas de toilette si urine. nous finissons environ vers 4h30 donc 1h30 pour tous les changes, les lits refaits les vêtements de nuits changés. et la j’apprends avec stupéfaction que j’ai été trop longue car en fait d’habitude l’equipe en place fait tout ca en 3 quart d’heure. j’ai été horrifiée, choquée car la nous avions le temps plus que largement en tout sur 10h j’ai travaillé environ 2h30 à 3 h. La boîte intérim m’a rappelé pour refaire des nuits dans cet etablissement j’ai dit non meme si j’ai besoin d’argent je ne peux pas cautionner ca, je ne peux rien faire car je sais que je suis impuissante mais quand ma boite intérim m’a demandé pourquoi je ne voulais pas y retourner je leur ai dit que c’était contre mes valeurs et mon éthique de procéder de cette manière. Je suis triste et je me sens coupable....... c’est affreux.
Jacquemin - 08 Déc 2014 23:45
Portrait de Jacquemin
Bonjour,

Je ne comprends pas que la justice ne soit pas saisie !
Que fait l’AFPAP ?????
www.afpap.org/

Article L 311-3
L’exercice des droits et libertés individuels est garanti à toute personne prise en charge par des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, lui sont assurés :

1° Le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité ;

2° Sous réserve des pouvoirs reconnus à l’autorité judiciaire et des nécessités liées à la protection des mineurs en danger et des majeurs protégés, le libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre d’une admission au sein d’un établissement spécialisé ;

3° Une prise en charge et un accompagnement individualisé de qualité favorisant son développement, son autonomie et son insertion, adaptés à son âge et à ses besoins, respectant son consentement éclairé qui doit systématiquement être recherché lorsque la personne est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. A défaut, le consentement de son représentant légal doit être recherché ;

4° La confidentialité des informations la concernant ;

5° L’accès à toute information ou document relatif à sa prise en charge, sauf dispositions législatives contraires ;

6° Une information sur ses droits fondamentaux et les protections particulières légales et contractuelles dont elle bénéficie, ainsi que sur les voies de recours à sa disposition ;

7° La participation directe ou avec l’aide de son représentant légal à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne.

Mon père est en EHPAD depuis deux mois, suite à un AVC à 83 ans. La situation est inacceptable, cette maison ne respecte pas l’Article L311-3.
1° Atteinte à la dignité ( Ne pouvant aller aux toilettes seul, on lui impose d’uriner dans une couche alors qu’il n’est pas incontinent).
2° sa sécurité est constamment menacée car il cherche à se lever pour aller aux toilettes.
3° une douche tous les deux mois !!
4° Aucune mise en œuvre d’un projet d’accompagnement qui la concerne.

Quelqu’un parmi nous connait-il un avocat pour savoir si, suivant cet article de loi, une action en justice pourrait aboutir ?

Cordialement
éve - 08 Déc 2014 23:55
Portrait de éve
c’est comme à l’usine, le travail se fait à la chaine, je travaille dans une maison de retraite, dans un étage Alzheimer, j’ai pris un avertissement car j’étais assise un coté d’un malade et je parlais avec, c’étais un plein après midi, c’est pourtant mon travail, faire du relationnel ne les intéressent plus. cela fait 12 ans que je suis dans cette maison. ils parlent de maltraitance mais s’occuper de 30 personnes à 3, cela est de la maltraitance et le personnel !! je vous en parle même pas, c’est l’enfer, vraiment et cette maison de retraite se trouve à paris chaine de maison de retraite à but non lucratif, tu parle. maltraitance de tout bord
NINE - 08 Déc 2014 23:55
Portrait de NINE
Bonsoir,
Ma maman 84 ans est dans une ehpad depuis le mois de mai 2013. Suite à une opération de reconstruction de la hanche qui a été un échec (dixit le chirurgien) , elle s’est retrouvée en fauteuil roulant. Impossible de raconter toute l’histoire ce serait trop long. En résumé mes parents avaient toute leur tête comme on dit, (mon papa est décédé en octobre à l’hopital) donc maman se retrouve seule dans cette mdr. Ma soeur et moi sommes trop éloignées pour y être souvent (3heures de route). J’essaie d’y aller une fois par mois. Nous nous rendons compte de ce qui s’y passe, beaucoup de turn over du personnel, mais une certaine convivialité persiste. Tant qu’il n’y a pas de problème particulier. Nous avons trouvé la solution de passer par nos fils qui servent d’interlocuteur avec la Directrice. Malgré cela et l’embauche d’une assistante de vie qui vient 5 H Par semaine à ses frais, la vie est vraiment difficile, il faut toujours se battre pour obtenir son droit.
Aujourd’hui maman était désorientée et dégoutée car on leur impose à partir de demain matin le petit déj au lit ? Maman tient a garder le peu d’autonomie qui lui reste, pour elle déjeuner dans sa chambre c’est être malade alors au lit ?
L’infirmière coordinatrice (nouvelle qui vient d’arriver et de mettre ce systeme en place) lui a dit ce soir : et bien si elle ne pouvait se lever seule et que la toilette ne soit encore faite, et bien elle déjeunera dans son lit ... bien calée avec des coussins (car elle ne peut rester assise dans son lit suite son opération)... je relate les paroles dégoutées de ma mère ...jE SUIS très en colère contre cette IDE qui impose ce nouveau réglement sans tenir compte meme de l’état de santé ??? l’état de santé moral de maman va encore en prendre un coup ...
Ma question : La mdr a t elle le droit de changer le réglement et de l’imposer du jour au lendemain sans prévenir les familles ? Doit elle respecter le choix du résident ?
D’autre part, depuis le début, les AS proposent avec insistance une couche de nuit à ma mère alors qu’elle appelle la nuit pour le bassin, elle ne fait pas sous elle mais elle dérange ? Peut on refuser etles mettre en demeure d’assurer le réglement d’entrée ds l’établissement ?

Que faire, par quel bout prendre tous ces éléments ?
Je ne supporte pas cette forme de maltraitance même si le personnel est trop restreint (ma mère me dit que ce sont les dames qui lui disent) pourquoi faire payer aux résidents nos impossibiités ? Changer de métier c’est difficile, mais un jour ce sera vous ou nous mesdames messieurs, ces personnes agées et démunies qu’on rend encore plus dépendantes par manque de moyens et d’envie parfois ... Oui ça existe tt le monde ne fait pas ce métier par vocation.
Mais battez vous pour que ça cesse nous serons à vos cotés nous les familles ....
Merci de vos réponses, et courage aux plus démunis ... J’ai conscience que cette mdr n’est pas la pire ...
abondo - 08 Déc 2014 23:55
Portrait de abondo
bonjour
j’ai travaillé en maison de retraite comme infirmière ,et je me souviens qu’on m’a accusé d’avoir maltraité une dame alors que j’avais sous ma responsabilité 165 résidents et j’étais seule infirmière tout le week-end. Dite moi comment on peut travailler dans ces circonstances et surtout le manque de qualification du personnel. j’ai revendiqué pour améliorer les choses et quand vous avez une direction qui vous intimide, et que vos collègues rallent juste derrière alors vous laisser faire ou laisser votre santé. Moi je suis partie car les personnes âgées sont une manne financière pour des responsables.
Jamet - 08 Déc 2014 23:56
Portrait de Jamet
Ma soeur est trisomiqoue,elle as 67eat ete plAc
ee dans un ehpad prive tres cher 6000e par mois
On ne lui donne pas a boire, et elle ne peut plus alle est reber a la selle, son ventre est gonfle et douloureuxur, mais l.ehpad refuse qu elle soitvueenurgence a hopital pour les soins
animarion - 08 Déc 2014 23:56
Portrait de animarion
Bonjour, un peu désabusée moi-même, animatrice en ehpad, ajoutons que l’effectif moyen est d’1 animatrice pour 90 résidents.

J’aime mon boulot, mais j’en ai marre... comme vous tous, je constate le manque d’humanité, la faiblesse du service qu’on rend aux résidents malgré le prix élevé à la journée (entre 70 et 120e/jour.

Comme j’ai entendu une psy dire lors d’une formation "c’est souvent l’institution elle même qui est maltraitante".
REDAPREST - 08 Déc 2014 23:56
Portrait de REDAPREST
bonjour,
auto-entrepreneur, j’apporte mon aide aux familles dont les parents sont en EHPAD, je fais l’entretien du linge de certains résidents, je lave, repasse, range dans les armoires, ce qui est une aide précieuses pour les familles loin de leurs parents.

je note un grand manque de respect des affaires des personnes en EHPAD la Chapelle Saint Mesmin.
les armoires sont systématiquement en vrac, le personnel n’a que faire de leurs affaires.

j’ai réussi à obtenir un RV avec la directrice de ce centre qui est pire que le personnel, en dehors de l’apport financier que ça procure, elle n’a aucune compassion, ni respect pour les résidents.

le personnel change souvent et aucun dialogue n’est possible.

les familles et moi même nous battons depuis plusieurs mois pour plus de respect mais c’est en vain...

c’est aussi une forme de maltraitance passive puisque les résidents sont désolés de voir le bazar dans leur armoire mais n’ont plus la force physique de la ranger et se retrouvent vêtus de vêtements froissés alors qu’a la base ils étaient soigneusement repassés et rangés.

les familles se plaignent des agissements de la directrice qui prend les doléances de haut avec beaucoup de cynisme.

il est désolant de constater que les personnes agées ne sont considérées que comme sources de revenus.
rousseau - 08 Déc 2014 23:57
Portrait de rousseau
bonjour,
je suis orthophoniste, travaillant en ehpad depuis de nombreuses années.
Je viens de partir d’un ehpad en laissant tomber tous mes patients, du fait de l’impossibilité que je ressens à y retourner, vu la maltraitance psychologique exercée dans cet établissement, ressemblant "de l’extérieur" à un superbe hôtel de luxe.Il n’y a de luxe que les moquettes et les rideaux.
Le personnel encadrant y est très néfaste et malveillant.
Sans empathie. Absence de prise en compte du soin.
Attention aux "jolies maisons", ne vous faites pas avoir par l’aspect esthétique : voyez plutôt le personnel, son empathie et sa vraie prise en soin des résidents.
Je viens d’apprendre que je suis la 6ème orthophoniste à quitter l’ehpad..on ne quitte pas notre travail pour "rien".
- une de mes patiente souffrait manifestement de douleurs importantes : le patch anti-douleur lui a été posé après que je l’ai vue, soit 1h30 après son réveil... la patiente étant complètement aphasique (aucune possibilité d’expression orale).J’ai dû insister pour qu’une infirmière vienne vu la douleur manifestée par ma patiente..
- une autre de mes patiente gênait les autres donc une psy la faisait manger seule au fond d’un couloir. La coordinatrice estimait que cette dame "gênait". Je lui ai dit qu’il fallait la laisser en contact avec les autres, ne pas l’isoler...ils ont continué sans tenir compte de mes conseils de praticien.
- cette dame mangeait durant 1h30. Je préconisais des repas fractionnés pour améliorer son confort et éviter le danger de la Fausse route. La coordinatrice m’a signifié que "ici, on ne fonctionne pas comme cela, c’est impossible ici".
- j’ai eu la chance ou la malchance d’assister à une réunion avec la coordinatrice + infirmières + aide-soignants = la coordinatrice "singeait" une de mes patientes en riant, puis s’est mis à expliquer que cette dame faisait "ch...r" tout le monde et qu’il fallait la "secouer" et "lui crier dans les oreilles " pour qu’elle réagisse.
Elle s’amusait aussi à imiter les cris d’une résidente que je connais bien.
Tout cela devant les autres professionnels, qui ne disaient rien. Le problème est qu’elle conseillait aux aides soignants d’agir de la sorte avec la résidente.
- maintenant que je suis partie, je vais pouvoir parler.
- Ils m’ont forcée à partir, et cela est aussi de la maltraitance pour les résidents, car nos séances se passaient très bien, et un lien était créé, positif.
J’espère que d’autres praticiens me liront, ainsi nous pourrons dire ce que nous voyons dans ces maisons. Heureusement, cela ne se passe pas toujours comme ça.
C’est la seule maison où j’ai vu ces choses en 26 ans d’exercice.
- Dès que vous remarquez quelque chose qui vous semble étonnant ou anormal, prévenez, ne laissez pas passer. Les personnes âgées sont seules dans leur dépendance.
Souvent ne peuvent rien dire et se murent dans leur silence.
J’espère que ces éléments feront parler d’autres intervenants prof de santé.
magalie - 08 Déc 2014 23:57
Portrait de magalie
Bonjour
Je travaille de nuit en EHPAD depuis 15ans, j avoue avoir assisté à certaines choses révoltantes, les personnes âgées sachant s exprimer parfois en parle à demi mots, je râle lorsque une personne n est pas couchee et qu elle a été "abandonnee"dans sa chambre, face au mur, dans le noir, sans sonnette à portée de main..baignant dans son urine car les soignants de l après midi, pourtant en nombre, ne se sont pas foulés !je peste quand je vois celles couchées, enfin jetées plutôt dans leurs lits, à qui la chemise de nuit est roulée en boule dans le dos, avec une protection de mauvaise taille, fragile au niveau cutané mais à qui un effleurage n a pas été fait car....car quoi d ailleurs ?l aide soignante qui passe sa nuit au tel avec son mari m agace, celle qui ne va pas voir entre 2 la fin de vie car trop occupée sur sa tablette...mais je pense aussi aux collègues qui sont dévouées et douces, qui font preuve d empathie, celles qui écoutent, qui évaluent la douleur, qui suivent le rythme de vie du résident...personnellement j aime mon travail, j essaye de faire mon possible.
Pour le bien être des personnes âgées,
Nola - 08 Déc 2014 23:57
Portrait de Nola
Je suis d’accord avec le manque d’effectif et de temps mais certains profite de cela pour de la maltraitance réelle est lorsque j’en parle à mon directeur c’est une chose normal que je n’est rien à dire je suis qu’une cui. Qui a quand même plus de 3 années d’expériences et. Ce que je voit et révoltant et me demande de fermer les yeux de me mettre dans leurs rangs ou bien de casser mon contrat ont me demande de faire des choses auxquels je ne suis pas qualifié . Enfin je sais pas quoi faire même si je suis que cui je suis une personnes humaine avant tout , qui essai tans bien que mal malgré le manque de personnels constatant de faire de la qualités de travail et efficace
Maurice Eric - 08 Déc 2014 23:57
Portrait de Maurice Eric
Mon papa est décédé seulement 3 mois après être entré dans une maison de retraite, son décès est lié directement à des actes de maltraitance qu’il a subit.
Je ne trouve aucune excuse, manque de personnel ou autre excuse......
Mon papa est décédé le 23 juin 2014.
Tous ensembles nous pouvons faire évoluer les choses, voici une pétition, signez la et partagez la :
secure.avaaz.org/fr/petition/Manuel_Vall...r_nos_aieux//?launch
pierron - 08 Déc 2014 23:58
Portrait de pierron
ma maman est en ehpad depuis mars 2014, je l’ai gardé à son domicile un an 1/2 , suite à un grave accident de la route ,puis ensuite , paralysée suite à une erreur médicale pendant son hospitalisation , la douleur et l’injustice nous ont accablées ! notre maman ne sera plus jamais la même ! complétement dépendante et invalide à plus de 80%. C’est cessé toutes activités professionnelles ,familiale ,quitter le département ou je vivais pour venir m’occuper d’elle ,chez elle. Après ces 18 mois , j’ai du placer ma maman ,faute d’épuisement et d’isolement ,n’ayant pas les moyens d’embaucher du personnels 24/24h j’ai du la placer en ehpad ou je suis allée de surprise en surprise !!! je m’y rends tous les jours pour la visiter , je l’ai retrouvé plusieurs fois , mal assise sur le fauteuil ,parfois prète à tomber , la sonnette n’étant pas à sa portée en cas de besoin ! le dessous de la poitrine rouge d’irritement ,car mal séchée ,sans talc !! récemment elle est tombée de son lit pendant la nuit car la barrière n’était pas mise !!!! je suis effarée de tout ce que je constate ! certes ,il y a un manque de personnel ,je pense surtout qu’il manque beaucoup d’humanité , de réflexion et de bon sens !! les besoins et les attentions, les manipulations envers une personne agée handicapée ,sont totalement différentes que pour une personne agée ,valide !!! et souvent , la différence n’est pas faite à sa juste valeur !!!
A quand ,des inspecteurs pour constater ce genre de faits ??? comme on le fait pour les familles d’acceuil ,les restaurants etc etc ....
Syl67 - 08 Déc 2014 23:58
Portrait de Syl67
Bonjour,

La maltraitance envers les Personnes Agées Fragilisées est malheureusement une réalité dans les EHPAD et beaucoup de professionnels se dédouanent de toutes responsabilité sur ce phénomène bien qu’ils en soient les auteurs la plupart du temps.
Je viens d’achever ma formation de Directeur d’EHPAD et j’avoue que je ne sais pas si j’ai toujours envie de travailler dans ce secteur.
Dans le cadre de mon dernier poste, j’ai travaillé dans un EHPAD qui relève de la Fonction Publique Hospitalière en Eure et Loir et les faits de maltraitance étaient quotidiens envers nos Aînés.
En tant qu’Elève Directeur, je ne pouvais rien dire mais ma seule présence dans les services a permis cependant de calmer l’ardeur de certaines Infirmières, Aides Soignantes et AMP qui n’hésitaient pas à réprimer, à insulter, à maltraiter les Personnes Agées Dépendantes et ce n’était pas pour autant de la faute du sous effectif.
Au risque que mes propos dérangent, beaucoup de femmes sont maltraitantes, autoritaires, cyclothymiques, bipolaires, caractérielles et ces pathologies sont un vrai problème à gérer au quotidien surtout lorsqu’elles sont amenées à travailler auprès des Personnes Vulnérables qui quant à elles n’ont pas toujours la possibilité et les capacités de se défendre face au situation qu’on leur fait vivre avec le syndrome de glissement pour seul échappatoire "se laisser mourir".
Je viens d’achever un CDD dans cet EHPAD Public et à l’issue de l’Evaluation Interne qui a été effectué, il s’avère que cet établissement public n’est pas aux normes et malgré cela, il reste ouvert et il accueille 102 Résidents avec la complicité du Conseil Général et de l’Agence Régionale de Santé
La nouvelle Directrice qui est une ancienne Infirmière a bénéficié d’appuis pour obtenir le poste mais son insuffisance professionnelle, ses carences et son objectif de carrière ne changera rien et les comportements maltraitants perdureront.
La maltraitance est ancré dans les murs de cet EHPAD, le personnel est en burn-out, en dépression et en pleine revendication bien qu’ils soient tous titulaires hormis les CAE-CUI qui sont considérés avec un léger manque d’égard, la plupart des Agents de l’EHPAD sont quant à eux titulaires de la Fonction Publique Hospitalière avec tous les avantages que le statut procure, mais il en demeure que c’est la soupe à la grimace du Lundi au Vendredi, du 1 Janvier au 31 Décembre et cela se répercute sur les Personnes Agées qui souhaiteraient revenir chez elles mais cela n’est pas possible pour la plus part des Résidents.
Trop intelligents pour rester mais surtout trop "con" pour aller ailleurs,la plupart des Agents sont dans cet EHPAD depuis 10, 20 voir 30 ans et ils ne considèrent plus la Personne Agée comme un sujet mais comme un objet qui doit se contenter de leur obéir sans faire de vague car sinon il y a des représailles et les familles en sont informées et conscientes mais elles ne font rien pour dénoncer ses faits.
Je n’ai pas pour habitude de témoigner sur les réseaux sociaux mais ce qui se passe actuellement dans les établissements Médico-Sociaux est une honte pour la France car on laisse faire et cette maltraitance "verbale par des insultes et des paroles blessantes, psychique , physique........." s’exerce même auprès des Personnes Handicapées dans les Foyers d’Accueil Médicalisés, les IME et les ESSMS où j’ai été amené à effectuer des Stages Pratiques dans le cadre de mes études me permettent ainsi de témoigner et de confirmer cette réalité.
Au delà du problème des sous effectifs, des contraintes budgétaires qui pourraient expliquer ces cas de maltraitances , cette situation est inacceptable et il est temps que de lourdes sanctions soient prononcées envers les auteurs à chaque fois que les faits sont avérés.
Les nombreux témoignages que je viens de lire sur ce site doivent être connus de tous car le moment venu, nous seront des Personnes Agées et je pense que bon nombre de personnes travaillent dans le secteur de la Gérontologie sans avoir la sensibilité nécessaire et le comportement adapté pour accompagner nos Ainés sur la fin de leur vie.
Comme vous pouvez le constater, je suis très en colère de voir cette réalité et j’espère que tous les EHPAD et autres Etablissements qui accueillent des Personnes Agées, des Personnes Handicapées ne sont pas aussi maltraitant que l’EHPAD dans lequel je viens d’achever mon CDD.
blanche neige - 08 Déc 2014 23:58
Portrait de blanche neige
Je suis aide soignante en Ehpad depuis deux ans reconversion après un licenciement .
Je retrouve dans vos dires des vérités que je constate de plus en plus dans notre structure.
J’ai alerté le CHSCT, l’inspection du travail, médecin du travail des sous effectifs et de ce qui en découle, un CHSCT doit se dérouler en septembre. Si je n’ai de réponse positive je suis résolu à écrire une lettre ouverte au ministre de la santé ou au ministre des personnes agées ou a notre président.
Au mois d’octobre c’est la semaine bleu ça tombera pile poil
Donnez moi des idées nos "petits vieux" ils
ont besoin de notre aide pour que cela s’arrête
Syl67 - 08 Déc 2014 23:59
Portrait de Syl67
Bonjour Blanche Neige,

Nous sommes tous informés de ce qui se passe dans les EHPAD mais nous laissons faire.

Les situations de maltraitances sur Personnes Agées et sur Personnes Vulnérables sont une réalité mais nombreux sont ceux (professionnels, familles, .....) qui préfèrent fermer les yeux et passer leur chemin.

Le problème du sous effectif n’explique pas tout et tout comportement maltraitant doit de toute façon faire l’objet d’un signalement afin que les dispositions soient prises par la hiérarchie ou à défaut par les Autorités pour que cela soit sanctionné et ne se reproduise plus.

Pour répondre à votre demande, vous pouvez joindre l’ARS de votre région, les Syndicats, le Président du Conseil Général, les Médias afin de les interpeler et de les informer sur la situation que vous vivez dans votre structure avant qu’un drame survienne et de vous rendre complice de ces faits.

Soyons gentils avec nos Aînés et pour celles et ceux qui n’ont pas les qualités humaines requises pour les accompagner sur leur fin de vie, il y a toujours possibilité de se reconvertir dans une autre profession, le secteur ne s’en portera d’ailleurs que mieux.

Stop à la Maltraitance de nos Ainés et que les sanctions soient prises chaque fois que les faits sont avérés.
lochin - 08 Déc 2014 23:59
Portrait de lochin
Bonjour, Je reviens vers vous,maman est malheureuse et je me culpabilise de la voir ainsi.On parle de maltraitance pourquoi personne ne porte plainte .Lorsqu’il y a agression sur une femme ou un enfant on agit .Le gouvernement devrait réagir.Le conseil général contribue au fonctionnement.Apparemment il n’a pas envie de voir comment est utilisé leur argent .A quand les structures adaptées.?
JournalisteSTP - 08 Déc 2014 23:59
Portrait de JournalisteSTP
Bonjour,
Journaliste, je prépare un doc sur les maisons de retraite. Je suis à la recherche d’un maximum de témoignages de personnes ayant un membre de leur famille dans une maison de retraite ou travaillant dans ces structures.
N’hésitez pas à me contacter ou à me laisser vos coordonnées sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 0145722927.
Merci bcp.
Claire
Anonymes - 08 Déc 2014 23:59
Portrait de Anonymes
Bonjour,

Je fais moi aussi partie de ces professionnels témoins de pratiques inadmissibles en Ehpad.

Animatrice pendant 6 mois au sein d’un ehpad public dans le nord-est toulousain, j’ai alerté ma direction moins d’un mois après mon arrivée de dysfonctionnements et de faits inquiétants se déroulant à l’Ehpad : pratiques et propos loin d’être isolés !! Et pour le "petit" détail : nous étions 2 professionnelles (comme par hasard, les nouvelles arrivées) à alerter, sans compter, mais nous l’apprendrons plus tard, les alertes et réclamations isolées et étouffées de familles et médecins.

J’ai d’abord cru, dans un 1er temps, que mes propos avaient été pris très au sérieux, et qu’un véritable travail correctif allait s’engager afin de garantir aux résidents qualité, sécurité et bien-être.

Mais que nenni ! Ça m’a même coûté mon poste... Protection des salariés signalant ? Mon œil !!

J’étais en CDD : dommage... Mon contrat n’a pas été renouvelé. Professionnellement : rien à redire. Mais mon savoir-être, malgré des retours très positifs des résidents et des familles, a joué en ma défaveur. Alors ça, c’est ballot ! Et en plus, ça concorde avec le signalement de 3 professionnels, dont le mien.

Alors quand j’entends ou lis des tirades du genre : mais qu’attendent les professionnels pour réagir, signaler, briser la loi du silence ?! Ben... Je sais plus trop quoi répondre.

Et quand j’attends que la lutte contre la maltraitance institutionnelle est une priorité nationale, j’ai envie de vomir...

Dans mon cas, qui n’est hélas pas isolé, j’ai été confrontée à une équipe usée, parfois incompétente et à qui on n’a jamais offert la possibilité de s’interroger sur ses pratiques professionnelles.

J’ai aussi été confrontée à une espèce d’omerta que j’ai eu le culot de défier, et qui, donc, m’a coûté ma place.

J’ai enfin été confrontée à une direction assoiffée par le confort et l’omnipotence. Un petit système public entre amies (que des femmes, ça n’arrange rien !) qui fait une petite sauce démago et mensongère pour conserver ses privilèges.

Cette affaire a pas mal remué l’Ehpad. Quelques soignants, familles, bénévoles étaient d’accord pour dire que quelque chose n’allait pas, ont pris ma défense à l’annonce de mon non-renouvellement de CDD, etc.

Mais cela n’a pas suffit à enrayer la perversité d’interlocuteurs-clé dans cette affaire : domaine santé, administratif, politique, un vrai panier de crabe !

C’est tellement plus simple de désigner un coupable, un bouc émissaire...

A ce jour, soit 7 mois après mon signalement, rien ou presque n’a changé. Le rapport définitif d’inspection de l’ars n’est toujours pas finalisé (je le réclame depuis maintenant quelques mois...Et pour info, je n’ai jamais été recontactée par l’ars suite à mon signalement), la direction, malgré de graves manquements et insuffisance professionnelle est toujours là. A l’Ehpad, toujours pas de médecin co depuis plus d’un an. L’animatrice qui m’a remplacée n’est autre qu’une amp en poste dans l’ehpad, qui avait postulé avant mon arrivée et à qui on avait dit qu’elle n’était pas compétente pour ce poste (tiens, tiens...), ma collègue ergo n’a toujours pas été remplacée. Les 2 amp et as humainement et professionnellement toxiques sont aussi toujours en poste. Bref : une réussite !

Il est grand temps que les pratiques en Ehpad évoluent, et que les professionnels motivés et consciencieux ne soient plus écartés !

@ Syl67 : si par le plus grand des hasards vous envisagez une prise de poste en qualité de directrice Ehpad en Midi-Pyrénées, faites-le savoir : je vous adresserai ma candidature ! C’est rassurant de voir des directeurs plus préoccupés par la qualité que par la rentabilité ou les alliances locales.
Syl67 - 09 Déc 2014 00:00
Portrait de Syl67
Bonjour,

Dans le prolongement des deux interventions que j’ai fait dernièrement sur ce site, je me permets de réagir à nouveau au dernier message qui vient d’être déposé.

La situation que vous décrivez n’est pas isolée et je vous confirme que j’ai vécu les mêmes expériences en tant qu’Elève Directeur à la différence que je n’ai pas pu faire de signalement de maltraitance auprès des institutions compétentes en la matière (Conseil Général ,ARS , Procureur de la République, .......).

Le statut de la Fonction Publique Territoriale et Hospitalière est un réel problème en France à bien des égards et les ESSMS Publics dans lesquels j’ai pu effectuer mes stages d’étudiant me permettent de parler ainsi et de pouvoir argumenter mes propos.

Je retrouve dans la description que vous faite de la situation que vous avez vécue "avec pour finalité la non-reconduction de votre CDD" les mêmes paramètres, les mêmes situations, les mêmes protagonistes, les mêmes profils, les mêmes comportements, les mêmes attitudes condamnables surtout lorsque l’on travaille dans l’accompagnement des Personnes Agées.

Pour ma part, je sais que je ne veux plus travailler dans la Fonction Publique Hospitalière car c’est un secteur qui reste dans une logique de placement et non de prestations, sans réel levier pour garantir un service de qualité avec de l’Ethique.

De plus, la plupart des ESSMS Publics ne sont pas en conformité avec la loi de 2002 mais les Autorités de Tarification tolèrent ces manquements "pas de projet d’Etablissement, pas de projet de soins, pas de projet d’animation, ........" = mode routine, englué dans l’habitude que l’on ne cesse de dénoncer mais qui est rassurante, ce n’est pas de notre faute mais de la faute des autres.

J’espère que l’Avenir appartient maintenant au secteur privé, source d’innovation, de création et de dynamisme plus à même de répondre aux besoins et aux attentes de nos Aînés et plus largement de la société.

Enfin, le coté positif de la crise économique que nous vivons actuellement est de mettre au grand jour et de dénoncer les aberration d’un système qui est à bout de souffle et nos Aînés, notre Jeunesse et nous mêmes en subissons les conséquences.
Pascal - 09 Déc 2014 00:01
Portrait de Pascal
Bonjour,
et merci a tous de vos témoignages forts intéressants. Une précision toutefois concernant le secteur privė ou l.on associe a tord le secteur lucratif avec le secteur associatif ou non lucratif. J’ai ete Directeur dans ces deux formes juridiques et la différence est de taille. La gestion d.un établissement lucratif est bien d’en faire sous une forme plus ou moins avouée, un centre de profit. La fonction d’un directeur est d.optimiser son "TO" ou taux d’occupation et de dėgager des excédents de résultats pour reverser des dividendes aux actionnaires plus ou moins importants suivant leur appétit. Il en est ainsi dans les grands groupes côtés en bourse tels que ORPEA ou KORIAN. Et la est le fond du problème...qu’un groupe hôtelier comme ACCOR soit côté en bourse n’est pas en soit choquant. Le client d’un hotel est libre de son choix , agit en pleine conscience. Il en est tout autrement des personnes âgées vulnérables, ou de leur famille confrontées au désarroi de la maladie de leur parent ou a la culpabilité d’être dans l’obligation d’orienter leur parent vers un hébergement. Et la le choix peut être très restrictif surtout si le Conseil Général a favorisé la création d’Ehpad prive lucratif comme en ile de France ou les tarifs s’alignent autour de 100 euros par jour soit 3000 euros mensuels voir plus. L’affaire de Chaville ou un directeur avait renvoyé une vieille dame au motif que son fils médecin "indigne" ne réglait pas les impayés est symptomatique. On a vu le PDG du groupe s’indigner du comportement du directeur non conforme à son éthique ... Il ne nous a rien dit sur la pression qu’il lui mettait tous les jours pour optimiser son TO...facile le bouc émissaire...
Aujourd’hui le tarif hébergement payé par les familles est la variable d’ajustement pour réaliser de juteux profits par les grands groupes quand les tarifs dépendance et soins sont eux encadres.
Le courage politique serait d’encadrer aussi le tarif hébergement . La ministre Michele Delaunay l’avait évoqué, elle vient d’être remerciée par le gouvernement...
L.optimisation des profits des groupes lucratifs passe aussi par l’adoption d’une convention collective qui rémunère une aide soignante 25% de moins que dans le secteur associatif...C’est dans ce secteur que l’on trouve aussi le plus de faisant fonction concernant les soins et l’accompagnement alors que cette fonction requiert de vraies compétences.
Le problème est que l’on trompe les usagers lors de l’admission en ne leur dévoilant pas la réalité du produit qu’ils achètent. Au salon de l’auto on peut questionner le vendeur sur les options du nouveau modèle,essayer la voiture, consulter les résultats du crash test, se renseigner sur la fiabilité du SAV...
Lorsque vous signez un contrat de sejour en Ehpad, on ne vous dit rien ou très peu sur le ratio de personnel, le plan de formation, la dynamique de projet d.etablissement, la place accordée aux familles, la qualité du management, la prévention du burn out des équipes, etc.. On signe les yeux fermes pour peu que le charisme du directeur ou de la directrice ait un effet séducteur...
Les ehpad sont soumis aux obligations d’évaluations externes et internes. Il est nécessaire et urgent que ces résultats soient consultables sur le net avec un résumé compréhensible comme c’est le cas pour les établissements sanitaires engages dans la procédure d’accréditation. C’est le cas au Royaume Uni ou l’on peut consulter les rapports d’évaluation des nursing home effectues par un organisme indépendant et qui n’est pas payé par l’établissement contrairement à la France...
Voilà quelques idées pour faire valoir le droit des personnes âgées , clientèle captive des Ehpad. Il y’a beaucoup à faire encore en formant et informant les résidants et en dotant les établissements de réels moyens humains dignes de leurs fins de vie. C’est bien un choix de société que l’on ne sent pas vraiment venir dans le future loi autonomie très loin des attentes des professionnels et des familles.
Laure Ribal - 09 Déc 2014 00:03
Portrait de Laure Ribal
Bonjour,

Je suis psychologue en EHPAD. Vous lire m’a fait de bien : nous sommes tous conscients et en lutte contre cette maltraitance. Je vous copie/colle le courrier adressé à une famille et transféré aux membres de l’équipe en lutte et au syndicat. (Les prénoms ont été modifiés.).

Gwenaëlle

Aujourd’hui nous avons eu une réunion de « cadrage » avec le coordinateur de l’organisme qui va évaluer l’EHPAD. A l’issue de quoi, après avoir répondu à de multiples items, nous aurons des notes, qui détermineront au mieux des « exigences » au pire, je ne sais pas. L’éviction de certains postes ? La fermeture ?

Il est dans mes intentions de témoigner, de dire la maltraitance. Je ne peux me gargariser de semblant. L’équipe direction (sauf le médecin coordinateur qui est honnête), tente de faire avaler des couleuvres à tous. La vérité c’est que les personnes accueillies son dénutries, (oubli de plateau, manque d’aide pour manger), souffrent de problème cutanés, d’escarres, sont poussées à uriner dans leurs protections, après des heures passées à appeler à l’aide dans une souffrance aussi bien physique que morale. Et changées lorsque la protection est saturée…
Ceci n’est pas du fait des « agents » sur lesquels on fait porter la charge et la responsabilité. Comment un agent seul peut-il répondre ? Comment des agents blessés éthiquement, sous cachets, épuisés, peuvent être au top ? Je ne fais même plus de fiche d’évènement indésirable car ceux sont eux qui prennent ! Comment la logique économique leur impose de répondre ainsi ?
Des agents qu’on m’a interdit d’entendre (c’est pas mon job), mais moi, j’ai un code de déontologie, une éthique, et c’est pas un cadre infirmier devenu directeur d’établissement qui va m’interdire ni m’ordonner. Accompagner, ça se fait en équipe. Personne ne me prive de ma parole, de mon écoute, de mon désir ni de mon être !

Quand j’entends des « à l’aide » et que je réponds : « je ne peux pas » aux résidants, « je ne sais pas faire, je n’ai pas le droit de vous accompagner aux WC, car si vous tombez alors que je tente de vous accompagner aux WC, je suis en faute ! »
Je suis la psy qui entend la souffrance du besoin ! pipi ! faim ! chute ! Et l’ironie, c’est que j’ai commencé mes études de psy parce que je faisais des remplacements d’AS en rééducation fonctionnelle (à l’époque, ça se faisait avec un bac), et vu le bordel, je me suis dit que psy serait plus stratégique…

Et faut pas se foutre de ma gueule, serais-je fortement invitée à leur faire accepter cette souffrance ? Seriously ? D’accompagner une femme en larmes jusqu’à la directrice, une femme qui pleure, qui implore, continente, qui peut aller aux WC seule : « mais changez-moi la, elle est souillée, je vous la paye ! » et qui reçoit comme réponse : « Oh mais vous ne risquez rien, elle n’est pas saturée.. »
Action de la psy ? Acheter de l’eau pétillante et inciter la résidante qui a soif, mais ne veut pas boire, pour pas faire pipi, à partager avec moi la beuverie, (c’est bon, l’eau pétillante, c’est une fête en palais, en gorge !) à tremper sa protection, pour enfin être changée…et à vérifier cette foutue protection tout l’après midi. C’était ce même jour où ta maman allait si mal. J’étais avec elles deux.

J’ai mis des heures à me calmer. Mes soirées sont envahies par cette horreur contre laquelle je lutte.

Tout comme ces agents que je ne dois pas entendre, mais auxquels, je dois faire passer un message directionnel ? Ah… Parce que Direction est bien seule et compte sur moi… Est bien déçue de mon manque de soutien, car je suis une personne clef… Je suis quelqu’un qu’on ne peut pas virer sauf faute professionnelle (là, j’en commets une en l’ouvrant et si on a été attentif aux cours d’histoire… je suis un agent de la fonction publique, contractuelle. Au service, non pas des usagers, mais de l’état. Et je suis en faute ! Qu’on se souvienne Pétain. Je suis fille de réfugiée Espagnole et de famille paternelle alsacienne. La résistance, je connais.)
Bon, je ne suis que Pacsée avec la FPH.

Et que les libéraux pur jus se fassent entendre !
Vous n’allez pas nous laisser seuls, non ?
Je fais ça en libérale, au CG. Je prends le risque. Je l’ai aussi fait à l’EHPAD de Meumeu en tant que libérale…
Et là ? On va rien tenter ?

J’en pleure, je dis, je sors de mon devoir de réserve avec les familles : je ne peux cautionner cela, je vous demande votre aide, nos forces, ensembles.

Mon courrier aux députés et à Mme Marisol Tourraine est resté lettre morte et je ne vois pas de quelle nature peut être notre résistance. A chaque agent qui menace de dénoncer, faire grève, il est apporté comme réponse : fermeture de l’EHPAD, donc suppression de l’outil de travail. Si mon travail est de fermer les yeux sur la maltraitance, je ne veux pas de ce travail. Et je préfère être au chômage, puis dans la merde (une psy de 55 ans ne retrouve pas de boulot), voire vivre au black de mon art, parce que pour l’instant, en tant que libérale, où va le fric que je file à l’URSSAF, sert-il à maltraiter ? Mais mes collègues, même sous anti dépresseur, sont-elles prêtes à prendre ce risque ?

Je vais l’ouvrir.
Dans les items, il sera évalué la place que notre structure offre aux familles. Et je vais attraper le truc par là, car c’est la ligne de force : vous. Toujours j’ai lutté avec vous pour un accompagnement respectueux de vos proches. Si vous tous vous pouviez me faire un courrier avec des faits : ce que vous avez constaté, sans jugement ni interprétation, genre « signalement », je m’appuierai sur la place que la psy fait aux familles pour le produire.
A vos clavier tous !
La rencontre est pour le 3 novembre.
Fais circuler mon mail à ceux qui sont dans la lutte : Armelle et Georges. (Je n’ai pas leurs adresses mail.)

Armelle et Georges
En tant que représentants des familles, invitez les familles à produire un écrit : faits constatés.
Et faites-moi les parvenir au plus vite.

Mais attention, je risque la mise à pied pour être sortie de mon devoir de réserve, alors, soyez diserts sur vos sources. Je ne suis pas la seule à le faire, je sais qui est, tout comme moi, dans cette posture.
J’ai déjà été menacée et traitée de borderline. Quand c’est à la ministre que j’écris, ces menaces sont invalides et elle m’aurait mise à pied parce que je dénonçais de la maltraitance à mon ministre, c’était du gâteau. Mais là, je sors du cadre de la loi. Pas de mon éthique, mais de la loi. Je suis hors la loi en parlant ainsi.
Alors. Confidentialité…

Cet évaluateur nous a fait comprendre que tout le médico-social était touché, et qu’on avait pour toute latitude que collaborer, être sur la touche, ou résister.
Nous sommes, dans le personnel, nombreux à résister. Et les plus « forts » de nos résidants aussi. Unissons nos forces, j’y crois, même si ma foi et ma naïveté amusent et font parait-il mon charme…

Article intéressant sur notre situation…
www.marxiste.org/actualite-francaise/soc...tifs-et-gros-profits

La SF de quand j’avais 15 ans, c’est maintenant…

Cordialement,
Laure
Levi - 09 Déc 2014 00:04
Portrait de Levi
Bonjour,

J’ai lu vos commentaires sur ce forum et je me rends compte que la maltraitance est partout dans ses maisons de retraite ou plutôt ses mouroirs modernes ou profits, manque de personnel, déshumanisation sont les maitres mots.
Ma grand-mère est rentrée en maison de retraite il y a 2 ans et son état de santé, son autonomie et son mental ont régressé extrêmement vite, entrée valide, faisant ses besoins sans aide et raisonnant plus que correctement pour son Age.
En deux ans :
- elle ne marche plus, se déplaçant qu’avec une tiers personne en fauteuil roulant
- porte des couches car pas assez de personnel pour l’amener aux toilettes
- ne communique plus tant la tristesse, les médicaments et le manque d’attention ont eu raison d’elle.

Ma grand-mère attend juste de rejoindre son époux défunt !

Les journées de tous ses résidents de cette EPHAD de Haute Savoie, Thonon près de l’hôpital pour ne pas la citer, sont rythmées par :
la Toilette, le petit déjeunée, le déjeuner, le 4 heures, le repas et dodo à 19 h 15 loin de la sonnette qui obligerait le personnel à revenir prendre 3 mn de plus avec la personne âgée en détresse...

Aujourd’hui on m’annoncé qu’elle était tombée en essayant de marché, ce qu’elle ne fait plus depuis de 1 an ?!

Résultat : col du fémur cassé à 90 ans.

Négligence, faute professionnel, sous-effectif ?
En tout cas, le personnel de l’EPHAD n’est pas responsable !

Alors que faire pour que cela change, car tout à chacun, nous allons tous sur le même chemin de la vieillesse et que personne ne veux subir ce genre de maltraitances cachées ou tout le monde sait mais se tut.
CHANTELOUBE Fabienne - 09 Déc 2014 00:05
Portrait de CHANTELOUBE Fabienne
maman fête ses 90ans aujourd’hui,nous l’avons confiée en2012en toutconfiance, une chambre de 20mcarrés une douche individuelle,des soins promis:en 2014,maman est dans une chambre minuscule,sans douche individuelle,elle déteste sortir pour prendre cette fameuse douche ,elle se plaint de la brutalité des personnes qui sont sensées lui faire prendre cette douche,et je voudrais savoir ce que je peux faire:la maltraitance des personnes âgées est déjà un problème que doit -on faire quand iSm s’agit de sa propre mère ?LA DIRECTRICE DE CETTE MAISON EST TOTALEMENT MUETTE QUAND JE ME PLAINS !!!
au secours !aidez-moi !!!!
Syl67 - 09 Déc 2014 00:05
Portrait de Syl67
Bonjour,

La maltraitance est une réalité dans les ESSMS et celle-ci concerne tous les publics "Personnes Agées Dépendantes, Personnes Handicapées............" et le sous effectif n’en est pas toujours à l’origine et beaucoup d’agents en usure professionnelle à l’origine de ces faits de maltraitance seraient bien inspirés de changer de métiers avant avant que la justice les condamne et sachez que le Directeur d’Etablissement sera le premier à devoir s’expliquer.

Pour info, si vous êtes confronté à des faits de maltraitance s’exerçant sur personne vulnérable telle que la Personne Agée Fragilisée "Dépendante", je vous conseille tout d’abord de formaliser par écrit en Lettre Recommandée avec Accusé de Réception (LRAR) auprès de la Direction de l’Etablissement avec copie au Conseil Général et à l’Agence Régionale de Santé (ARS) de votre Région, vos remarques et les faits qui vous amènent à effectuer cette démarche "mauvais traitement envers l’un de vos parent".

En parallèle, vous pouvez contacter le 3977 qui est le numéro de référence en la matière et le Procureur de la République car ne rien faire consiste à accepter ce qui se passe et ce que l’on fait subir à vote parent.

N’hésitez surtout pas à prendre des vidéos avec votre smartphone et tout autre élément de preuve afin de disposer de preuves des faits que vous dénoncez.

Le Secteur Médico-Social est particulièrement violent et cette violence s’exerce aussi entre professionnels comme vous avez pu le constater dans les nombreux commentaires qui ont été déposé sur ce site.

On ne peut pas être bien traitant envers nos Aînés lorsque l’on est maltraitant entre professionnels et c’est une réalité malheureuse dans beaucoup d’établissement.
françoise - 09 Déc 2014 00:05
Portrait de françoise
les sous effectifs sont un probleme mais qui arrange bien dans les reponses l’incontinence est souvent programmée car les personnes destines aux soins font souvent la sourde oreilles je change regulierement ma mere qui a des couches immonde a certains jours tu peux raler rien n’y fait c’est grave d ’avoir toute sa raison et meme sans d’etre infligé de la sorte !!! j’alerte le conseil de vie !! j’ai moi meme etait menbre question reccurentes les EHPAD MANQUE d’une autorité aupres de chaque equipe c’est mon constat tous relegue le travail a l’autre et pour les directeurs je pense que sa resulte d’une augmentation de cette personne le conseil regional en est aussi responsable
armeno - 12 Déc 2014 10:31
Portrait de armeno
je suis d'accord sur le point qu'il y a un manque énorme de personnels: Mais je ne suis pas du tout d'accord que nos Ainés soient pris entrent les deux. je veux parler bien sur de la maltraitance et croyez moi... il y en a énormément...et je fait le maximum pour le dire mais je ne suis pas entendu. Je souhaite seulement que ce qui arrive pour ma maman.. leur tombe dessus; un proverbe disait ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse .

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